Al-Walid ben Talal, l’homme le plus riche d’Arabie Saoudite et proche de Barack Obama, finit en prison

Le prince Al-Walid ben Talal était détenu à l’hôtel Ritz Carlton de Riyadh parmi 200 autres princes et hauts fonctionnaires, depuis début novembre. Le groupe a été arrêté dans le cadre d’une vaste opération de lutte contre la corruption menée par le prince héritier Mohammed ben Salman, avec la permission du roi saoudien.

Le nombre de fonctionnaires et de princes au Ritz a diminué en deux mois, les détenus ayant cédé aux demandes du prince héritier de restituer les fonds ou d’autres formes de capitulation. Contrairement aux autres, Al-Walid aurait résisté et refusé de payer 6 milliards de dollars au gouvernement.

Pendant son interrogatoire, Al-Walid a probablement été pendu par les pieds et battu, a rapporté le Daily Mail.

Mohammed Bin Salman est arrivé au pouvoir après que le roi Salman a pris la décision inattendue de changer l’ordre de succession. Depuis lors, Mohammed bin Salman a été le fer de lance de réformes rapides et radicales en Arabie saoudite, en resserrant les liens avec les États-Unis et Israël et en renforçant les défenses militaires contre l’Iran.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman le 24 octobre 2017. (FAYEZ NURELDINE / AFP / Getty Images)

À l’automne 2017, le prince héritier a purgé le pays des religieux antisémites et anti-américains. Alwaleed bin Talal a été arrêté avec 200 autres princes et religieux peu de temps après.

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Talal, père d’Al-Walid, était de la tendance communiste et lié à au moins une tentative de coup d’État contre le roi d’Arabie saoudite.

Ses liens avec Barack Obama

Al-Walid détient des parts importantes dans plusieurs sociétés américaines, dont Twitter, et a des liens avec l’ancien président Barack Obama.

Lors d’une interview sur NY1 en 2008, l’ancien président pro-communiste de Manhattan, Percy Sutton, a déclaré avoir été présenté au jeune Barack Obama lorsque le futur président américain avait postulé à la Harvard Law School à la fin des années 1980.

Percy explique qu’il a été présenté à Obama « par un ami qui recueillait des fonds pour lui ». Il identifie cet ami comme étant Khalid al-Mansour, qu’il a décrit comme « un principal conseiller pour l’un des hommes les plus riches du monde ». K. al-Mansour a demandé à P. Sutton d’écrire à ses amis d’Harvard pour soutenir l’entrée d’Obama, a-t-il dit.

Al-Mansour a par la suite nié cette allégation lorsqu’il a été contacté par le blogueur politique Ben Smith.

Percy Sutton décrit Al-Walid comme « l’un des hommes les plus riches du monde » et son principal conseiller, K. al-Mansour, aidait à financer l’éducation des personnes sélectionnées qui, selon eux, pourraient plus tard leur servir d’atouts.

Le roi saoudien Abdullah bin Abdul Aziz al-Saoud (R) rencontre le président Barack Obama dans son ranch à al-Janadriyah dans la banlieue de Riyad le 3 juin 2009. (MANDEL NGAN / AFP / Getty Images)

Selon Trevor Loudon, auteur de The Enemies Within (Les ennemis de l’intérieur), le choix du principal conseiller d’Al-Walid était significatif. Al-Mansour, anciennement connu sous le nom de Donald Warden, était un mentor de Huey Newton, le fondateur des Black Panther, qui prônait la guérilla maoïste.

La campagne d’Obama a d’abord nié le souvenir ravivé par Percy, mais les médias ont trouvé une chronique de l’éditorialiste du Chicago Tribune, Vernon Jarrett, en 1979, intitulée « Will Arabs Back Ties to Blacks With Cash? » qui détaille plus en détail le programme d’al-Mansour.

Cette chronique explique comment al-Mansour travaillait sur un programme visant à obtenir 20 millions de dollars par an, pendant 10 ans, pour financer les étudiants issus de minorités.

Al-Walid finançait également des programmes d’études islamiques ayant des liens avec les Frères musulmans et des organisations terroristes dans des universités du monde entier.

En décembre 2005, Al-Walid a versé 20 millions de dollars au Centre Muslim-Christian Understanding de l’Université de Georgetown. Ce financement a été particulièrement controversé en raison du directeur du centre, John Esposito, que FrontPage Magazine a décrit en 2008 comme étant « connu pour sa vigoureuse apologie de l’extrémisme islamique. »

À peu près au même moment, Al-Walid a donné 20 millions de dollars de plus pour financer un programme similaire à l’Université Harvard. Suzanne Gershowitz de l’American Enterprise Institute a écrit dans la Revue nationale que le programme tendait « à amplifier la rhétorique anti-américaine, à légitimer les théories du complot et au nom du relativisme culturel, à occulter l’oppression qui existe dans le monde arabe. »

Par Ivan Pentchoukov, le journaliste d’Epoch Times. Joshua Philipp a contribué à ce rapport.

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