Avec ses satellites, Elon Musk veut donner accès au wifi en haut-débit au monde entier

Après avoir envoyé sa méga fusée Falcon Heavy dans l’espace mardi dernier, Elon Musk pourrait bientôt fournir un accès Internet en haut débit au monde entier. Un projet ambitieux, qui passe par la mise en orbite d’une flotte composée de quelques milliers de satellites. Le premier appareil – un satellite espagnol baptisé « Paz » – devrait être envoyé dans l’espace ce week-end, le samedi 17 février. 

Annoncé dès 2015, le projet Starlink conçu par Elon Musk consiste à créer un vaste réseau de satellites destinés à fournir un accès Internet haut débit à l’ensemble de la planète. D’ici 2024, le fondateur de Tesla, Paypal et SpaceX souhaite ainsi déployer plus de 4000 satellites sur des orbites basses comprises entre 1110 et 1325 kilomètres d’altitude pour étendre la couverture Internet à l’ensemble de la planète.

Pour assurer un tel déploiement, l’entrepreneur sud-africain compte utiliser les lanceurs réutilisables Falcon 9 et Falcon Heavy développés par SpaceX.

Une première escadre d’environ 1600 satellites – dont 800 seront destinés à couvrir les États-Unis, Porto Rico et les Îles Vierges – devrait d’ailleurs être envoyée dans l’espace à partir de 2019, soit davantage que la flotte d’appareils en état de fonctionner qui gravitent en ce moment autour de la Terre.

On estime en effet a un peu moins de 1500 le nombre de satellites en activité aujourd’hui, tandis que près de 2600 restent en orbite malgré le fait qu’ils soient désormais inopérants.

Des performances similaires à celles de la fibre optique

Les engins évolueront sur plus de 80 plans orbitaux différents, afin de pouvoir identifier avec précision les capacités réseau de chacune des zones choisies. La compagnie SpaceX affirme par ailleurs que les débits proposés seront équivalents à ceux offerts par la fibre optique.

La vitesse de connexion disponible grâce au réseau de satellites déployés par Elon Musk devrait d’ailleurs être 200 fois plus rapide que la moyenne actuelle, qui se situe autour de 5,1 mégas par seconde.

La connexion utilisera deux bandes de fréquence : la bande Ku (Kurz-unten) dont l’amplitude varie entre 12 et 18 gigahertz (GHz) et la bande Ka (Kurz-above) qui va de 26,5 à 40 GHz et présente des performances supérieures en multipliant la capacité offerte.

(Tim Peake / ESA/NASA via Getty Images)

Avec un temps de latence de connexion estimé à 35 millisecondes, les utilisateurs pourront tout à fait accéder à des services de streaming vidéo ou de jeux en réseau, mais aussi profiter de la téléphonie Voice over IP (VoIP) – une technologie qui permet le transport de la voix sur un réseau Internet.

Un projet qui intéresse des géants comme Google, Facebook, ou Airbus

Selon Google, près des deux tiers des êtres humains n’auraient pas accès à une couverture réseau en haut débit et plus d’un milliard d’habitants n’auraient pas de connexion du tout. Depuis quelques années, la firme américaine planche elle aussi sur un modèle en mesure de garantir un accès haut débit à l’ensemble de la planète. Facebook, Samsung ou Airbus cherchent également à mettre en place un tel dispositif.

Autant de concurrents que SpaceX devra écarter s’il veut être le premier à réussir cet incroyable défi et « fournir un service Internet global omniprésent ».

Un projet dont la mise en œuvre devrait tout de même coûter près de 10 milliards d’euros… Une somme astronomique, d’autant que le constructeur aérospatial s’est déjà fixé des objectifs de taille avec un projet de vol habité à destination de Mars d’ici 2024.

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