Une belle amitié entre France Gall et Johnny Hallyday

Cela remonte à leurs débuts, dans les années 60. France Gall et Johnny Hallyday n’ont cessé de se croi­ser au fil des ans. En 1990, le rocker avait par exemple décidé de reprendre la chan­son Diego libre dans sa tête, écrite par Michel Berger pour France Gall quelques années plus tôt.

Si Johnny Hally­day se sentait proche de France Gall, il était aussi admi­ra­tif du talent de Michel Berger. En 1985, le compo­si­teur lui avait écrit l’un de ses plus grands tubes, un titre hommage à l’écri­vain améri­cain Tennes­see Williams, Quelque chose de Tennes­see. Huit ans après la mort de Michel Berger, France Gall chantait ce tube en duo avec Johnny Hally­day.

Un bel hommage de l’idole des jeunes à ses amis
En 1992, Johnny Hallyday écrivait dans Paris Match ce texte plein de tendresse sur ses amis, France Gall et Michel Berger.

 

« J’ai la plus grande affection pour France Gall et Michel Berger. Et si je ne m’étonne plus, et ça fait longtemps, de tout ce qu’on écrit sur moi, je suis surpris que personne, à ma connaissance, n’ait eu envie, ni pris le temps, d’expliquer ce couple d’artistes, le plus talentueux de la dernière décennie, à un public qui l’aime. C’est ce que je vais essayer de faire. […] »

Michel Berger et Johnny Hallyday en concert (PATRICK KOVARIK/AFP/Getty Images)

Des destins liés par l’amour de la musique
« France, Michel et moi, nous ne nous sommes vraiment connus qu’après un de mes spectacles au Zénith. Il était question d’un disque. A l’époque, je l’avoue, je tournais un peu en rond et j’avais besoin de “sang neuf”. Nous avons dîné ensemble, sans oser en parler. Très timides, lui vis-à-vis de moi, moi vis-à-vis de lui. Et je me demande d’ailleurs si nous aurions fait un pas l’un vers l’autre sans France, qui est venue à notre secours. Une indicible affection est née, au cours de cette soirée, qui ne s’est jamais démentie. C’est ainsi que “Tennessee”, l’un des albums que je préfère, est né.

 

Nous avons passé tous ensemble des instants très forts. Je n’oublierai jamais les chansons qu’ils m’ont fait découvrir, chez eux, dans leur bric-à-brac décoré d’objets de toutes les époques et de tous les styles. Le studio, à Montréal, est toujours présent dans ma mémoire, tout comme la préparation de mon spectacle à Bercy, où France, ma première spectatrice, assise dans un coin de la salle, suivait les répétitions. Elle en donnait, le soir, quelques impressions toujours pertinentes. Elle connaissait toutes mes chansons par cœur, même les plus anciennes. Elle aurait pu faire les voix avec moi.

(Propos recueillis dans Paris Match)


Et il y avait la vie de tous les jours. Les dîners dans les restaurants japonais, les fous rires, les photos-souvenirs… Nous refaisions le monde jusqu’à 5 heures du matin. France est encore plus insomniaque que moi. Michel, angoissé comme d’habitude, se posait et nous posait toutes les questions possibles. Ils ont réussi à m’apprivoiser, moi, le rebelle. Aujourd’hui, ils font partie de ma famille. »

Capture d’écran : Youtube

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