D’après des experts, la dague de Toutankhamon a une « origine extraterrestre »

En 1923, Howard Carter pénètre dans la tombe de Toutankhamon. Dans la salle, de nombreuses ornementations en or et objets sacrés saisissent le regard de l’explorateur. Un des plus grands trésors encore préservé de l’Égypte ancienne a été découvert avec lui.

L’ouverture de la tombe de Toutankhamon par Howard Carter.

Trois ans plus tard, deux dagues seront retrouvées par des scientifiques, soigneusement enveloppées et cachées dans les plis du linceul de Toutankhamon. Une de ces dagues est en or, l’autre semble faite en fer aux yeux de Carter. Bien que l’or soit un métal bien plus précieux, c’est la dague de fer qui attira l’attention des scientifiques.

À l’âge de bronze, le fer était extrêmement rare, et donc bien plus précieux que l’or. La première référence à l’utilisation de ce métal dans la vallée du Nil remonte au premier siècle ap. J.-C., peu de temps après le règne du pharaon exhumé.

Si ce n’était pas du fer, quel est ce métal qui compose la dague du Pharaon ? Une seule réponse, celle des Égyptiens eux-mêmes : la dague était faite en « un métal venu du ciel ».

Dans les années 70 et 90, les chercheurs pensaient donc que le fer provenait d’une météorite, mais leurs démonstrations manquaient de preuves. Jusqu’à l’année dernière. Une équipe d’Italiens et d’Égyptiens appliquèrent une nouvelle technologie pour analyser la dague, la spectrométrie de fluorescence des rayons X.

Finalement, il découvrirent que la dague est composée de fer, de nickel et de cobalt, ce qui suggère « probablement », selon eux, « une origine extraterrestre ». Une météorite découverte dans la cité portuaire de Marsa Matruh, à plus de 250 km à l’ouest d’Alexandrie, possède la même composition que la dague. La réponse était tombée : la découverte du fer en Égypte provient bien d’une « origine extraterrestre ».   

Les Égyptiens antiques se sont donc bien servis du métal d’une météorite. D’autres objets dans le même métal furent retrouvés dans la tombe de Toutankhamon, ce qui laisse présumer à quel point le fer était précieux à l’époque. 

Lire aussi : La « Malédiction du pharaon » : l’art de la magie selon les Égyptiens antiques

 

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