Ce dernier rhinocéros blanc exprime la tristesse d’une espèce sur le point de disparaître

Dans un écosystème, chaque espèce animale joue un rôle déterminant. L’épanouissement et l’interaction de chaque animal avec son habitat et les autres espèces sont les éléments qui, au final, garantissent un équilibre écologique.

Récemment, une image du dernier rhinocéros blanc a circulé sur Internet, devenant virale dans les réseaux sociaux. Sur la photo, vous pouvez voir que l’animal a l’air déprimé, comme s’il pouvait sentir le danger imminent qui menace son espèce.

Sudan est le nom du seul mâle survivant. Il vit avec les deux dernières femelles de son espèce dans un refuge de conservation de la faune sauvage du Kenya.

Son image a été publiée sur Twitter par le biologiste de Boston Daniel Schneider, qui met souvent en avant les espèces menacées. Jusqu’à présent, le message a été retwitté près de 46 000 fois.

La BBC a réalisé un documentaire sur le situation de cette espèce, intitulé : The Last of the Rhinos. Il a été diffusé en juin dernier.

En outre, une campagne a été lancée au début de l’année. Dans cette campagne, le rhinocéros a son propre profil dans l’application de rencontre Tinder. La proposition a été faite dans le but de recueillir des fonds pour permettre le développement d’autres recherches sur l’utilisation des techniques de procréation assistée afin de sauver l’espèce.

« Voici le dernier rhino blanc du Nord. Balayez à droite pour l’aider à trouver une partenaire« 

Les attentes de promotion de la campagne sont de recueillir 9 millions de dollars (7,7 millions d’Euros) qui seront investis dans des traitements pour augmenter les possibilités de fécondation de l’espèce.

« Je n’essaie pas d’être trop audacieux, mais le sort de mon espèce dépend littéralement de moi », peut-on lire dans son profil.

Le rhinocéros de 44 ans n’a pas réussi à se reproduire avec les deux femelles de son espèce, en grande partie à cause de son âge avancé.

Cette espèce a atteint ce point critique en raison d’attaques délibérées des chasseurs, des braconniers et des guerres qui se sont propagées à travers son habitat naturel au Soudan, au Tchad, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et dans le nord de l’Ouganda.

Sudan a été envoyé avec trois autres rhinocéros depuis un zoo de la République tchèque jusqu’au Kenya en 2009, avec l’espoir qu’ils trouveraient plus de facilité à se reproduire sur le sol africain.

En ce qui concerne les perspectives actuelles peu réjouissantes de la recherche sur ces spécimens, le groupe d’experts ENWRWG (European Northen White Rhino Work Group) est intervenu en collectant des œufs de rhinocéros blancs du Sud. Cela leur permettra d’être fertilisés lorsqu’ils seront à maturité. Les experts procèderont de la même manière avec les échantillons d’ovocytes des femelles du Nord, soit les compagnes de Sudan, qui sont en train d’atteindre leur stade optimum.

Selon elmundo.es, le PDG de la réserve Ol Pajeta Conservancy, le lieu où se trouve actuellement Sudan, a déclaré en ces termes : « Il est nécessaire de sauver les rhinocéros blancs du Nord si un jour nous voulons les réintroduire en Afrique centrale. Ils possèdent des caractéristiques génétiques uniques qui leur donnent la capacité de survivre dans cette partie du continent. En fin de compte, l’objectif sera de réintroduire la population de rhinocéros blancs du Nord dans la nature, là où se trouve leur véritable valeur. »

Voir aussi : Kenya : le rhinocéros blanc en voie d’extinction (BBC)

Version originale, espagnol

 
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