Des élèves de 4e année utilisent le pouvoir de la science pour aider un canard dans le besoin

Un groupe d’élèves du collège d’Armorel en Arkansas, États-Unis, a prouvé qu’il est possible aux jeunes générations de s’appliquer vraiment et de rendre le monde meilleur.

Tout a commencé quand Patsy Smith a découvert un caneton coureur indien assis sur le bord de l’étang. Quand elle l’a pris, elle a vu qu’il avait une patte abîmée. Mme Smith soupçonne que la patte a probablement été mordue par une tortue.

Elle a pris soin de la santé du caneton et l’a nommé Peg, en référence au mot pegleg qui veut dire jambe-de-bois. Mais en vieillissant, sa jambe plus courte semblait lui causer des difficultés.

En voyant le canard boitiller, Mme Smith s’est dit qu’elle devait faire quelque chose pour lui.

(Metro.co.uk / Capture d’écran)

Mme Smith s’est lancée à la recherche d’une prothèse de jambe appropriée.

« J’ai commencé à faire beaucoup de recherches et j’ai même contacté une entreprise en Ontario, au Canada et un groupe de protection des animaux dans le Tennessee », a expliqué Mme Smith à Region 8 News.

En septembre dernier, elle a posté un article sur sa page Facebook, puis trois étudiants de la Armorel High School ont entendu parler de Peg. Ils ont souhaité l’aider, selon ArkansasOnline.

Matthew Cook, Abby Simmons et Darshan Patel sont des élèves de quatrième qui apprennent à se servir d’une imprimante 3D dans le cadre de leur cours Technologie Environnementale et Spatiale (ou EAST lab). L’EAST Initiative est un programme qui vise à encourager et former les élèves dans l’apprentissage de la technologie par des mises en pratique dans le monde réel.

À cette époque, ils étaient à la recherche d’un projet qui nécessiterait une imprimante à trois dimensions. Il se trouvait qu’une prothèse pour Peg était un travail qui correspondait parfaitement.

En collaboration avec leur professeure, Alicia Bell, les étudiants ont travaillé à la conception d’une prothèse de jambe pour Peg.

(Metro.co.uk / Capture d’écran)

« Nous avons déjà fait des recherches sur le moyen de créer des formes sophistiquées avec notre imprimante 3D. Nous avons aussi vu ce qu’il est possible de faire pour le canard », a expliqué la professeure. « Les animaux rassemblent tout le monde, et c’est tout simplement une excellente façon de montrer comment le travail en classe peut avoir un réel impact. »

La construction de la prothèse a été beaucoup plus difficile que les étudiants l’avaient d’abord supposé.

« Au début, nous avons pensé à une simple tige avec un trou relié pour mettre le pied », a dit Matthew à Region 8 News.

Le premier modèle a été jugé, selon les termes de Mme Bell, « pas très bon », de sorte que le groupe a continué à faire des essais.

Il a fallu 36 prototypes pour finalement trouver comment faire une prothèse qui fonctionnait.

(Metro.co.uk / Capture d’écran)

« Ce fut vraiment frustrant parce que nous devions nous assurer que cela lui convienne parfaitement et nous avons dû recommencer aussi en raison de problèmes avec l’impression », a expliqué Abby à Region 8 News.

Pourtant, les étudiants ont persévéré jusqu’à ce que le problème soit résolu, en refusant la médiocrité. De plus, ils l’ont fait par eux-mêmes ! Leur enseignante leur a, de temps en temps, apporté du soutien, mais ce sont les enfants qui ont tout fait.

« J’ai seulement posé des questions », a déclaré Mme Bell dans une interview accordée à la Education Week« Ils savaient qu’ils devaient résoudre le problème. Ce n’est pas juste un travail sur une feuille de papier, puis vous avez une note, et c’est tout. C’est soit cela fonctionne, soit cela ne fonctionne pas. »

« À travers un problème, ils se rendirent compte que cela pouvait prendre un jour, ou parfois un mois », a continué la professeure, « mais nous n’allions pas nous arrêter, jusqu’à ce que ce fut résolu. »

(Metro.co.uk / Capture d’écran)

Pour obtenir une jambe bien droite, les élèves ont dû apprendre les spécificités des pattes du canard coureur indien. Le premier modèle a pris comme hypothèse que les pattes de Peg fonctionnent comme celles des autres canards, s’accroupissant avec les genoux pliés à tout moment.

Pourtant, ils ont vite appris que Peg avait besoin de quelque chose de plus adaptable qui serait en mesure de se plier en position assise, tout en lui permettant d’étendre sa jambe quand il aurait besoin de se lever et de marcher.

Ainsi, une encoche à l’avant de la prothèse donnerait au genou de Peg la capacité de se plier autant que de rester debout grâce à une surface ronde.

Maintenant, Peg a 8 mois et se déplace facilement. Mme Smith ne pouvait pas être plus heureuse.

(Metro.co.uk / Capture d’écran)

« Non seulement cela fait chaud au cœur mais en plus, c’est passionnant. Je suis tellement reconnaissante de savoir qu’il y a des gens qui s’en soucient vraiment, et qui font tout leur possible pour que ce soit aussi confortable pour le canard », a expliqué Mme Smith à Region 8 News.

« Avoir trois étudiants de la région accompagnés de Mme Bell, qui ont exprimé leur intérêt, me rend folle de joie, et cela a été une merveilleuse expérience d’apprentissage. »

Après des mois de travail acharné, j’espère que Matthew, Abby, et Darshan ont obtenu un A pour leur projet. Ils le méritent certainement !

Regardez la vidéo ci-dessous :

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