Des lévriers anglais sont exportés en Chine pour être transformés en viande

Des entraîneurs de lévriers anglais et irlandais gagnent de l’argent en exportant de vieux chiens de courses en Chine, où ils sont bouillis vivants pour leur viande.

Ce sont les révélations de l’activiste Kerry Elliman, qui a secouru plus de 758 chiens dans ses deux centres – l’un à Birmingham, l’autre à Pékin.

D’autres organisations militantes ont fait des découvertes semblables.

L’usage des chiens pour leur viande en Chine et la cruauté envers les animaux est bien connue de nombreux amateurs de chiens en dehors de Chine – même si elle n’est pas généralisée à toute la Chine.

Il n’existe cependant pas de loi britannique contre l’exportation en Chine. Une fois que les chiens de course ne peuvent plus faire de profit dans des courses ou en se reproduisant, les propriétaires les vendent en Chine, indique Elliman.

De la viande de chien servie dans un restaurant à Yulin dans la région du Guangxi au Sud de la Chine, le 21 juin 2017. (Becky Davis/AFP/Getty Images)

« C’est très dérangeant mais nous ne pouvons pas cacher la réalité de ce qu’il arrive à ces gentilles créatures en fermant les yeux dessus », indique-t-elle.

« J’ai vu des vidéos où les chiens sont bouillis vivants. J’en ai vu une l’autre jour où un chariot à viande était arrosé avec de l’eau bouillante – avec les chiens toujours vivant dedans. On pouvait les entendre hurler. »

Le lieu où un chien a été élevé peut être identifié par les tatouages sur leurs oreilles et de la documentation, si elle existe toujours.

Le 1er décembre, Kerry a publié sur la page de sa campagne l’image d’une chienne appelé Frankie, qui était en vente avec huit de ses chiots.

Malheureusement au moment où Frankie a été secourue par Candy Cane Rescue, son centre à Pékin, quatre de ses chiots ont été trouvés morts à côté d’elle.

Une chienne appelée Frankie, secourue de Chine à Birmingham, Royaume-Uni. (Birmingham Greyhound Protection)

« Elle a été secourue par Candy Cane rescue, alors qu’elle était en vente pour une somme minable », écrit-elle dans la publication.

La documentation de Frankie a révélé qu’elle venait d’entraîneurs irlandais, selon Elliman.

« J’espère que ces personnes viles et cupides sont heureuses avec ce qu’elles ont fait et les problèmes et la souffrance qu’ils ont créés à ces chiens nobles. Il est temps que l’industrie de la course se termine. »

Frankie était l’un des neufs lévriers secourus à Pékin, selon le Mirror. Tous les neuf avaient la peau sur les os et étaient infectés par des virus comme la gale.

Le vol des chiens en France peut aller jusqu’à une amende de 10 000 €.

Trois des chiens qu’elle a amené à la maison au Royaume-Uni, où ils sont installés, ont un héritage anglais ou irlandais, indique Elliman.

« Ça  me met en colère que les animaux soient traités avec si peu de respect », rapporte-t-elle au Mirror.

« Mais pourquoi devons-nous y participer ? Les entraîneurs affirment qu’ils sont exportés vers des pays avec du bien-être. »

Elle ajoute : « Le Royaume-Uni est supposé être une nation d’amis des animaux et pourtant les chiens sont envoyés vers un destin si cruel. »

Une autre organisation, Caged, fait campagne pour que toutes les exportations de lévriers soient bannies.

Ils indiquent qu’après une enquête en mai, ils ont trouvé 30 lévriers ayant été exportés en Chine depuis le Royaume-Uni.

« Les éleveurs chinois font la promotion de ces chiens avec des prix allant jusqu’à 6000 yuans ce qui fait environ 770 €. La Chine n’ayant aucune politique de bien-être animal et avec l’augmentation des lévriers trouvés sur le marché de la viande de chien, nous sommes très inquiets pour tout chien ayant été exporté ici », indique une déclaration sur leur site internet.

« Lorsqu’ils ne vont plus pour la course (en raison de l’âge, de blessures, etc) les chiens deviennent des excédents par rapport aux besoins. Il en résulte que beaucoup sont empoisonnés, matraqués, pendus, ou même lentement cuits à morts – comme ces lévriers retrouvés sur le marché de la viande de chien en Chine », cite le texte de leur pétition appelant à bannir toutes les exportations.

Mais tandis que certains des chiens peuvent être ramenés et secourus pour 15 €, certains des meilleurs chiens peuvent atteindre un prix de 300 000 € à la vente, rapporte Elliman.

Version anglaise

 
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