La France s’apprête à expulser davantage de migrants

« Humanité ». C’est la promesse de Bertrand Cazeneuve, qui tient à assurer que les démantèlements récents des camps de migrants seront traité avec une bienveillance particulière. Leurs habitants ne retourneront pas dans les centres d’accueil qui les avaient hébergés à leur arrivée, mais pourront demander l’asile en France.

Dans les accords de Dublin, il est stipulé qu’un migrant devra lancer sa procédure d’accueil dans le premier pays qu’il traversera, au risque de se voir expulsé de ce dernier. Le choix du pays d’accueil n’est donc pas retenu. La mesure annoncée par le Ministre de l’intérieur va ainsi à l’encontre du règlement Dublin III en  permettant aux migrants évacués de choisir de rester en France quand bien même leurs empreintes les destinaient à être relogés en Italie ou en Grèce.

Les prochaines vagues d’arrivant devrait néanmoins connaître un sort différent : le gouvernement se prépare à plus de fermeté dans l’adoption d’un dispositif d’hébergement calibré, dont le but serait de faciliter le raccompagnement aux frontières. « Jusque-là les renvois étaient rares », soulève Gérard Sadik de la Cimade qui suit le sujet depuis dix ans, ajoutant « Mais les données statistiques 2016 montrent une offensive en ce sens ».

 
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