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En Chine, le nouveau chef du Parti renforce les liens avec les militaires lors de sa visite dans le Guangdong

Écrit par Jin Qing, Epoch Times
21.12.2012
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  • Xi Jinping en tournu00e9e du2019inspection dans la ru00e9gion militaire du Guangzhou. (Capture du2019u00e9cran de CCTV)

Il y avait une raison importante à la récente visite de Xi Jinping dans la province méridionale du Guangdong et ce n’était pas juste pour déposer une gerbe de fleurs au pied du monument de Deng Xiaoping. C’était une occasion pour Xi de rendre visite aux chefs militaires de la région et de consolider son autorité sur les forces armées.

Les médias d’Etat ont rapporté que le but principal de la visite était d’annoncer au monde que: «la Chine va persister dans ses réformes et son ouverture établies par Deng Xiaoping».

Pourtant selon Phoenix, un reporter chinois basé à Hong Kong, après avoir visité Shenzhen, Zhuhai et Shunde en suivant le même itinéraire que Deng, lors de sa tournée dans le Sud en 1992, Xi et son équipe sont allés rendre visite aux militaires de Huizhou au mont Luofu le 10 décembre.

La province du Guangdong est le centre d’activité de la Chine méridionale, mais ce pôle économique dépend des exportations. Ainsi, en raison du ralentissement de l’économie globale et de l’instabilité sociale, les perspectives de développement du Guangdong ont été remises en question.

Lin Yifeng, un commentateur politique, a précisé à Epoch Times que la province du Guangdong est un endroit unique. Les dirigeants communistes ont choisi Guangdong comme premier terrain d’essai pour expérimenter la réforme. Toute instabilité dans le Guangdong se traduira par l’effondrement de leurs plans de réformes politiques et économiques. La visite de Xi dans le Guangdong avait comme but d’assurer la stabilité et de rassurer les militaires.

A l’heure actuelle, Xi Jinping et la faction du dirigeant sortant Hu Jintao détiennent le pouvoir militaire, tandis que l’ancien dirigeant Jiang Zemin a ses hommes au Comité permanent du Politburo. Cela a créé une sorte d’équilibre après des luttes de pouvoirs féroces au sein du PCC.

L’incident de Bo Xilai, qui s’est produit plus tôt cette année et inclut un meurtre et la rumeur d’un coup d’Etat, a exposé les excès et la vulnérabilité du système. Après la destitution de Bo, Hu a cherché le soutien de l’armée. Alors qu’il a fondamentalement réussi, il reste toujours au sein de l’armée des gens qui soutiennent Bo.

L’un d’eux est Zhang Haiyang. Zhang était considéré comme un candidat potentiel au poste de chef du département général de la politique à la Commission militaire centrale – en d’autres termes, il aurait dû être à la tête du département politique pour l’organisation qui dirige les forces armées. En restant dans l’ombre de Zeng Qinghong, qui est un prince rouge de la même faction que Bo, Zhang ne prend pas au sérieux Xi comme chef du Parti. Selon des sources internes, la séparation des équipes secondaires parmi les militaires s’inscrit dans la stratégie de Zeng afin de s’assurer qu’ils ne seraient pas entièrement éliminés.

Une source interne a suggéré au Mingpao de Hong Kong que Wang Yang, le gouverneur réformateur de la province du Guangdong, sera transféré à Pékin. Il sera probablement remplacé par Hu Chunhua, considéré comme membre du cabinet de Hu Jintao et dirigeant du Parti de la sixième génération.

Zhang Yang, un autre membre du cabinet de Hu Jintao, sera aussi transféré de son poste actuel dans la région militaire du Guanzhou au département général de la politique. Le commentateur politique Lin Yifeng considère que le transfert de pouvoir dans le Guangdong, la ligne de front de la réforme, est critique en ce moment, et que Xi avait vraiment besoin d’avoir un entretien avec les représenants de la force principale de l’armée dans le Guangzhou.

Version anglaise: China’s New Party Head Solidifies Ties With Military on Guangdong Visit

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