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La forêt tropicale du bassin du Congo sollicite la contribution des pays polluants

Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque - Paris
09.06.2008
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Sauver 220 millions d’hectares de forêt tropicale dans le Bassin du Congo, c’est le souhait des écologistes et des amoureux de la nature. Le Bassin africain du Congo constitue le deuxième plus grand territoire forestier du monde, ceci après la forêt amazonienne. Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie s’est rendu en République démocratique du Congo du 22 au 25 mai pour négocier et appréhender les aides pour l’avenir de la forêt. En même temps, Yannick Jadot, directeur de campagne de Greenpeace, s’est rendu sur les lieux, il a déclaré: « Les forêts du bassin du Congo, qui constituent la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, sont en danger. Il s’agit là d’un enjeu majeur pour la biodiversité et le climat au niveau planétaire. »  

 

LA FRANCE ORCHESTRE L’AVENIR DE LA FORÊT

Lors de ces rencontres, Jean-Louis Borloo a assuré qu’en « protégeant le bassin du Congo, c’est toute l’humanité qui est protégée, et que le Congo possède la plus belle forêt du monde. » Sachant que la France occupera à partir du 1er juillet prochain la présidence de l’Union européenne, le ministre a assuré le Congo de son soutien et de celui de l’Europe, affirmant que « le développement durable de la forêt et l’énergie feront partie des éléments cruciaux de la politique environnementale au sein de l’Union européenne. » Dès lors, la France se mobilise, faisant un geste pour l’avenir de la forêt et avec 3 milliards d’euros, elle s’engage à protéger le Bassin du Congo. Défendre la forêt du Congo, c’est permettre à la plus importante biodiversité d’Afrique de s’épanouir: la forêt abrite près de 10.000 espèces de plantes, 400 espèces de mammifères, dont les célèbres grands singes, et 1.000 espèces d’oiseaux. De surcroît, le bassin du Congo est peuplé de 80 millions d’habitants, et ce territoire est un lieu essentiel de production, un apport de ressources et la base alimentaire de tout un peuple. Ce bassin est occupé par six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine – RCA –, Congo, République Démocratique du Congo (RDC), Gabon et Guinée Equatoriale), autant dire qu’en sauvant la forêt, on assure l’avenir d’un peuple. 

 

UN RÉSERVOIR UNIQUE DE BIODIVERSITÉ

José Endundo Bononge, ministre de l’Environnement, de la Conservation de la nature et du Tourisme au Congo, assure qu’il y a une grande part de responsabilité des pays occidentaux dans l’émission de gaz à effet de serre. Il est normal qu’ils contribuent financièrement et la protection des forêts africaines. « Nous sommes tous d’accord pour dire que ce réservoir unique de biodiversité (10 % de la forêt mondiale) est un enjeu majeur de la lutte contre la production de gaz à effet de serre, mais vous ne pouvez pas continuer à polluer sans contrepartie ». Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace, pense que le rôle de la France est important et qu’elle doit s’imposer à plusieurs niveaux: elle doit s’engager dans la lutte contre le commerce de bois illégal, dans la protection de la biodiversité, elle doit permettre aux populations forestières d’être considérée, par exemple, en leur donnant un statut. En effet, les problèmes de l’exploitation sauvage doivent être réglés. On se souvient qu’en 2007 le vice-gouverneur de la République démocratique du Congo Joseph Bangakya Angaze, avait suspendu l’exportation d’agrumes pour mettre fin à l’exploitation sauvage de la forêt. Il affirmait à cette période: « Aujourd’hui, l’exploitation forestière est sauvage. On coupe des arbres dans des aires protégées, des espèces rares en trop grande quantité. Notre forêt qui est un patrimoine pour l’humanité entière va disparaître si l’on ne fait rien. » C’est en fin d’année, à la conférence de Poznan, que se discuteront les accords de l’après-Kyoto sur les changements climatiques. La France, présidente de l’Union européenne se mobilisera pour la défense de la forêt qui doit désormais être une préoccupation mondiale.

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