Jérusalem : ce qu’il faut savoir

Jérusalem suscite une fois de plus de violentes émotions dans le monde à l’heure où le président américain Donald Trump s’apprête à annoncer qu’il considère la ville comme la capitale d’Israël.

Quelques aspects de la ville et de ses près de 900.000 habitants, dont 300.000 Palestiniens.

L’implantation israélienne de Nof Zion au premier plan et la vieille ville de Jérusalem avec le Dôme du Rocher à l’arrière-plan. (AHMAD GHARABLI / AFP / Getty Images)

Israël a pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem aux dépens de la Jordanie pendant la guerre de 1967 et l’a ensuite annexée. La communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion et les ambassades sont installées à Tel-Aviv, mais Israël a déclaré que la ville était sa capitale « indivisible ».

Les Palestiniens voient Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État.

La Vieille ville, située à Jérusalem-Est, abrite des sites sacrés du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

Le président américain Donald Trump (C) et la première dame Melania Trump marchent devant l’église du Saint-Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem le 22 mai 2017.
(MANDEL NGAN / AFP / Getty Images)

La population de Jérusalem est divisée entre Israéliens et Palestiniens, ainsi qu’au sein de la population juive entre un tiers se définissant comme ultra-orthodoxes (observant rigoureusement les lois du judaïsme dans tous les aspects de la vie), un tiers comme simplement religieux et un dernier tiers comme laïcs.

Les Palestiniens de Jérusalem ont un statut de résidents permanents qui leur donne accès aux services israéliens. Ils ne peuvent voter aux élections nationales israéliennes mais le peuvent aux municipales, ce que fait une infime minorité.

Les ONG les soutenant dénoncent constamment l’inégalité –aux dépens de la partie orientale de la ville– des moyens alloués aux services publics, dans les domaines de l’éducation, de l’entretien des rues ou encore du ramassage des poubelles.

En dehors des périodes de tensions, juifs et Palestiniens vivent côte à côte, interagissant dans le domaine professionnel comme les hôpitaux mais guère au-delà en dehors de rares espaces de coexistence, par exemple l’école bilingue hébreu-arabe « main dans la main ».

Une infirmière israélienne allaite le bébé d’une femme palestinienne.
(ET)

Selon le Bureau des statistiques israélien, 78% des plus de trois millions de touristes entrés en Israël en 2016 ont visité Jérusalem. Les destinations les plus populaires sont le mur des Lamentations et le quartier juif de la Vieille ville, suivis des lieux saints chrétiens, le Saint-Sépulcre et la Via Dolorosa, également dans la Vieille ville fortifiée.

Le mémorial de l’Holocauste Yad Vashem et le musée d’Israël, qui héberge les manuscrits de la mer Morte, sont également très visités.

L’université hébraïque, dont les pères fondateurs sont Albert Einstein et Sigmund Freud, l’Académie des arts et du design de Bezalel, l’école de cinéma et de télévision Sam Spiegel et le studio d’acteurs Nissan Nativ sont des institutions où se côtoient Israéliens et Palestiniens et d’où sort une partie de l’avant-garde locale.

Le Théâtre national palestinien est l’un des rares établissements culturels de Jérusalem-Est: les autorités israéliennes ne permettent pas à l’Autorité palestinienne de financer des activités dans la ville.

La ville accueille par ailleurs plusieurs festivals de danse, de musique et de cinéma, la plupart subventionnés par la municipalité, qui essaie aussi d’attirer les entreprises high-tech.

(Captures d’écran Twitter)

R.B avec AFP

 

 
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