La ville de Vichy fête Napoléon III

Les 24 , 25 et 26 avril, pour sa 8e édition, l’Office de tourisme  de la ville de Vichy a renoué avec l’âge d’or du Second Empire. Trois jours de festivités avec plus de 300 participants en costumes. Au programme, des temps forts tels que le prestigieux dîner dansant, le grand défilé et le grand bal d’apparat du Casino.

Un peu d’histoire

Napoléon III est le troisième fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et d’Hortense de Beauharnais. Il naît prince français et prince de Hollande, il est le  neveu de l’empereur Napoléon 1er. Élu président de la République en 1848, il mènera le coup d’Etat en 1851. Le second Empire est instauré en 1852 et le prince- président devient Napoléon III, empereur des Français.

Période phare du second Empire à Vichy

Dès son ascension au pouvoir, Napoléon III est séduit par les eaux soignantes minérales carbonatées et les vertus thérapeutiques des eaux  qui proviennent des sources des volcans d’Auvergne. Il décide de faire de Vichy sa station thermale de prédilection. Durant les étés de 1861 à 1866, l’empereur Napoléon III  est présent à Vichy. Par ses précieux conseils, il sera l’instigateur de la transformation urbaine et économique de la cité. La cité moyenâgeuse de Vichy devient alors la plus grande station thermale française et mondiale.

Se soigner oui, mais se divertir aussi

En 1865, le casino de style néo-renaissance voit le jour. Il se transforme en un lieu de distractions et de spectacles, de salles de bals et de salles de jeux. Au XIXe siècle, Vichy devient une grande station à la mode fréquentée par les curistes, la bourgeoisie parisienne mais aussi par les célébrités de l’époque.

  • Claude Malhuret maire de Vichy. (Suzi Loo/Epoch Times)

    Weekend prestigieux, hommage à Napoléon III

Défilés costumés, grande parade, bals en costume d’époque, dîners dansants, concerts, balades en calèches, campement militaires, duels aux pistolets. Trois jours dans une époque passée où régnait l’art du raffinement, mais également l’art du savoir-faire  des artisans du temps jadis.

Démonstrations par les artisans d’art sur le parvis de l’église Saint-Louis

À l’occasion des 150 ans de l’église Saint-Louis, des artisans du patrimoine et des Meilleurs Ouvriers de France ont fait découvrir leurs métiers, les nombreuses techniques de la construction et de la restauration.

Ferronnier d’art, Sébastien Madeja a démarré en forgeant des épées et des couteaux. Deux années en études où il obtiendra son CAP plus deux ans de maîtrise puis quatre ans en entreprise ont fait de lui un professionnel chevronné. «Je travaille le fer, je mets en forme à chaud, je fabrique des portails, des rambardes, des gardes corps et des mobiliers intérieurs, j’ai beaucoup de demandes notamment en contemporain et en restauration de patrimoine», précise-t-il.

Plus loin, la découverte de magnifiques ébauches de charpentes en bois réalisées avec diverses essences par Les Compagnons du Tour de France. Robert Marchio est tailleur de pierre depuis l’âge de 12 ans. Retraité, passionné, il travaille pour son plaisir. «Ce n’est plus un métier très courant, mais il en faut encore pour restaurer les monuments historiques et faire tout ce qui se rapporte à une maison aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ma préférence est pour la gravure sur du granit d’Afrique et du marbre de Carrare», a-t-il déclaré.

Un défilé ponctué de danses et de musiques

Parvis du Casino de Vichy. (Suzi Loo/Epoch Times)

Partis de la gare à 15h, précédant la calèche impériale, plus de 300 figurants, danseurs, musiciens ont paradé dans les rues de Vichy. Démonstrations de valses, polkas, mazurkas, quadrilles et autres danses du XIXe siècle ont animé les rues et les parcs de la ville. En fin d’après-midi, sous un orage menaçant, les 40 musiciens de la Tête de colonne du premier régiment de grenadiers à pied de la Garde Impériale de Dijon ont offert un concert sous le parvis du Palais des Congrès.

Musique et danse à la cour de l’empereur

Pour clore ce grand saut dans le passé, rien de mieux que de finir par un dîner musical avec repas d’époque et bien sûr dansant. Sous les sons des violons et les chants d’opéra, c’est avec beauté et grâce que l’empereur et l’impératrice ont ouvert le grand bal. Pendant plus de deux heures, les queues-de-pie et les crinolines ont entamé valses et quadrilles. Ce fut un tourbillon d’élégance, de charme, de dandysme, haut en couleurs.

Questions aux membres de l’association « Carnet de Bal »

Que ressentez-vous en représentant des personnages si importants?

Alexandre Emard (Napoléon III): «C’est beaucoup de ressources historiques, de recherches, de passion, de responsabilités et de plaisirs. Dès que je rentre en scène, naturellement mes épaules se redressent, tout le corps se transforme, la démarche se fait plus impériale, c’est un jeu que l’on adopte naturellement, une fois rentré dans le personnage on ne se pose plus de questions, on s’est transformé au contact des regards du public.»

Olivia Wely (impératrice Eugénie):«C’est un grand honneur, mais c’est aussi un très grand plaisir, un jeu très agréable, c’est la seconde fois que nous jouons ces rôles et nous avons beaucoup moins de stress.»

Pouvez-vous nous expliquer votre procédé pour incarner l’empereur et l’impératrice?

Olivia Wely (impératrice Eugénie): «Nous faisons des recherches dans la reconstitution historique, on se base sur le protocole qui était fait à l’époque, on a donc récupéré des ouvrages et des traités et on essaye de coller au plus près à la réalité. Nous faisons nous-mêmes nos costumes, il est plus facile pour nous de les confectionner à notre taille.»

 
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