Pesticides : la liste des légumes et fruits les plus contaminés

L’ONG Générations futures a compilé les données de cinq ans d’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de répression des fraudes DGCCRF. Elles montrent que 73 % des échantillons de fruits non-bio analysés et 41 % de ceux de légumes sont contaminés.

Nous sommes au courant, quand nous mangeons nous ingérons des pesticides, voilà une bien triste réalité. Par contre, nous connaissons moins précisément quels aliments sont coupables de faire entrer ces substances toxiques dans nos assiettes.
L’ONG Générations futures révèle ce mardi 20 février, un rapport sur la présence de résidus de pesticides dans 52 fruits et légumes non bio consommés en France. Les résultats montrent que 73 % des échantillons de fruits analysés pendant cinq ans, et 41 % de ceux de légumes, sont contaminés.
L’association, qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la DGCCRF sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs. La DGCCRF mène des campagnes de surveillance de certains aliments, au niveau des supermarchés et des grossistes et non pas des champs.

Près de trois-quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables
Selon un rapport publié mardi par l’ONG Générations futures, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche. « Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6% des échantillons analysés », selon un communiqué. Dans 2,7% des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées.

En moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines et les mandarines et 87,7% des cerises.

Les dépassements des limites maximales concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues et papayes (4,8%).

Dans le cas des légumes, 41,1% avaient des traces de pesticides et 3,5% des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales.

Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraiches (74,5%) et les endives (72,7%). Les herbes fraiches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri-branche (16%).

Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que « les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents ».

Les fruits les plus contaminés en pesticides 

Les fraises sont en tête des produits les plus contaminés par les pesticides. Parmi les autres fruits et légumes lourdement contaminés, on trouve les pommes, les nectarines, les pêches et le céleri.

Le gouvernement prévoit un plan d’action

Le gouvernement a prévu un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture, après l’échec d’une première série de mesures.

De leur côté, des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

Fondée en 1996 par un ingénieur agronome, Georges Toutain, et un enseignant, François Veillerette, Générations Futures est une association de défense de l’environnement agréée par le ministère de l’Écologie depuis 2008. L’association a obtenu son renouvellement en 2014, elle  est reconnue d’intérêt générale.

Générations Futures mène des actions comme : enquêtes, colloques, actions en justice, campagne de sensibilisation, afin d’ informer sur les risques de diverses pollutions (les substances chimiques en général et les pesticides en particulier) et promouvoir des alternatives à ces produits menaçants la santé et l’environnement.

D.S avec AFP

 
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