Sept surveillants agressés par un détenu à la prison de Mont-de-Marsan

Lundi 15 janvier dans l’après-midi, sept surveillants ont été agressés et blessés à coups de poing par un détenu « radicalisé », dans la prison de Mont-de-Marsan dans les Landes. Cinq d’entre eux ont été blessés, et parmi eux, trois ont dû être hospitalisés.

Il a fallu neuf agents pour maîtriser le détenu qui « refusait de se soumettre à une fouille », quatre jours après qu’un détenu islamiste allemand a attaqué trois surveillants à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.

Trois des sept agents souffrent de fractures, a précisé à l’AFP Ludovic Motheron délégué CGT au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, confirmant une information de France Info.

Nouvelle agression de surveillants pénitentiaires qui intervient quatre jours après l’attaque de trois gardiens à Vendin-le-Vieil par un détenu islamiste.

Les faits ont eu lieu en fin d’après-midi. Le détenu souhaitait se rendre dans la cour de sport avec un sac. Dans ce cas, la procédure exige une fouille. Le sac du prévenu a déclenché le portique de sécurité ce qui a provoqué sa colère. Le détenu incarcéré pour meurtre aurait porté des coups à plusieurs surveillants dont une femme.

La responsable du bâtiment est la plus gravement touchée : elle a été touchée au plexus. Un autre surveillant a quant à lui le nez cassé. Un troisième a un doigt brisé. Un autre a reçu un coup de poing au visage, et son collègue au tibia. Une surveillante est également traumatisée.

Depuis lundi, premières opérations de « blocage »

Les opérations « blocage » ont débuté dans plusieurs prisons de France à l’appel des syndicats de surveillants, qui réclament plus de sécurité après ces multiples agressions survenues depuis le début de la semaine.

Intervention des forces de l’ordre à Fleury-Mérogis lundi soir

Après l’appel donné  de leurs syndicats qui ont appelé au blocage de toutes les prisons, une centaine de surveillants s’étaient rassemblés à 18h devant le plus grand centre pénitencier d’Europe.

Un barrage de palettes de bois et de pneus disposé sur la route qui mène à l’établissement avait été enflammé vers 20h30. Vers 23h, alors qu’ ils étaient encore une cinquantaine devant la prison, les forces de l’ordre sont intervenues et ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants devant la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Opération » blocage » (Photo: FRANCOIS LO PRESTI/AFP/Getty Images)

Les syndicats ne lâchent pas prise

Les opérations de « blocage » des prisons ont repris mardi vers 06H00 à l’appel des principaux syndicats de personnel pénitentiaire. Ils protestent contre les agressions des surveillants dans les prisons et leur manque de sécurité.

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