Shen Yun et « le triomphe de l’art »

Avec la Révolution Culturelle et plus encore avec son développement économique effréné, la Chine a quasiment anéanti son patrimoine culturel et religieux. Mais depuis 2007, un phénomène artistique inédit bouleverse ce paysage : Shen Yun. Depuis sa création, cette compagnie de danse classique chinoise est devenue l’une des plus grandes références de la scène mondiale et survole de très haut toutes les autres productions asiatiques en ramenant à la vie, pendant plus de deux heures, cinq mille ans d’une culture dont on n’imaginait pas la richesse, ni qu’elle était si profondément influencée par le respect du divin.

La danse pour se souvenir du passé

En 2007, rien ne laissait présager un tel succès : la compagnie Shen Yun Performing Arts a débuté plus qu’humblement en rassemblant des danseurs et des musiciens chinois de talent qui ne trouvaient en Chine aucun moyen de création artistique pour faire revivre la culture traditionnelle de leur pays et la partager avec le monde entier. Le succès a été immédiat, et le rideau à peine tombé sur la première tournée, des dizaines de nouveaux artistes de niveau international ont rejoint la compagnie… qui, dès l’année suivante, est partie en tournée mondiale. Ce sont maintenant cinq compagnies de près de 100 artistes chacune qui parcourent les cinq continents, ressuscitent les héros légendaires et ravivent le souvenir des légendes et exploits de plus de vingt dynasties.

« C’est un triomphe de l’art, qu’on ne voit pas dans les autres spectacles, à la différence du contenu des spectacles ordinaires qui se ressemblent tous. Il a de profondes connotations », résume Cao Chi, premier danseur du Ballet de Birmingham au Royaume-Uni. Comme lui, de nombreux artistes de classe internationale ont eu l’occasion d’assister à un spectacle de Shen Yun et en tirent un éloge étonnant.

Comme un chant de liberté

L’une des caractéristiques de Shen Yun est de surprendre son public, chaque année, avec une toute nouvelle production qui reste un secret bien gardé jusqu’au jour de la levée du rideau. Dans ce monde que Shen Yun nous fait découvrir, les êtres divins et les humains se côtoient, reliés par le langage universel de la danse, animés par des vrilles et figures prodigieuses, interagissant avec un gigantesque fond scénique animé. Les habits classiques, minutieusement recréés à partir de livres anciens, sont un arc-en-ciel fait de soies légères, symbolisant tour à tour des nuages, des fleurs, un phénix…

« En fait, dans la Chine d’aujourd’hui, vous ne pouvez plus voir de spectacles sur la véritable culture traditionnelle chinoise », confie le danseur et chorégraphe Yungchia Chen. « Il y a beaucoup de danseurs talentueux en Chine, mais les chorégraphes n’ont pas l’autorisation de chorégraphier des danses traditionnelles et de les interpréter. Shen Yun est différent. Il s’efforce de retrouver la partie la plus authentique, la plus belle de la culture chinoise pour ses danses ».

Des cœurs à l’unisson

« Si un mouvement n’est pas accompli parfaitement, le message qu’il porte peut être différent », indique Angela Wang, première danseuse, qui dit accomplir une centaine de saltos par jour pour maintenir son niveau. Le résultat : une synchronicité sans défaut.

« Quand nous dansons, parfois, il y a un instant où nous sentons nos cœurs battre à l’unisson », ajoute Michelle Ren, chorégraphe de Shen Yun. « Ce moment, dans lequel vous pouvez voir la pure beauté, est vraiment sacré. »

Shen Yun pourrait se traduire par la « beauté des êtres divins qui dansent » ce qui reflète, d’après la compagnie, l’aspiration des danseurs à honorer l’art comme un cadeau du divin. Ce terme fait également écho aux valeurs spirituelles, telles que la compassion, la justice, la loyauté, prônées dans l’ancienne culture chinoise. Shen Yun, c’est donc une performance technique de premier plan, mais qui va au-delà de l’athlétisme pur pour offrir une porte d’entrée vers un monde nouveau, la mythique « terre du milieu » des anciens sages chinois.

Ils ont vu Shen Yun cette année…

« Le plaisir d’être et d’exister »

Guy Bélanger, ténor, chef d’orchestre et cofondateur de l’Opéra de Québec, au Grand Théatre de Québec. « Voir tous ces beaux visages, cela fait du bien, cela respire le plaisir d’être et d’exister. Je crois que c’est bien de redonner à la Chine une dimension ancestrale, extrêmement intéressante. [Pour ponctuer l’action], le compositeur a fait un travail magnifique. C’est un travail avec une rigueur, mais pas une fermeté – et je pèse bien mes mots. C’est la rigueur de l’excellence, de la beauté. […] C’est pour permettre de s’épanouir, d’aller plus loin, d’être meilleur, plus grand. »

« Cela dépasse les mots et l’entendement »

Laurie, une chanteuse corse, à l’Acropolis de Nice.

« Au bout de quelques secondes, j’étais déjà chamboulée. Je n’ai pas de mots pour exprimer, tellement cela dépasse les mots et l’entendement. J’ai pleuré, j’ai ri, j’ai été saisie, j’ai été en colère contre le dragon [personnage d’un tableau], par exemple. C’est magnifique, je ferai de beaux rêves ! C’est plein d’espoir, chaque tableau, chaque danseur, chaque histoire est spéciale. Il faudrait que tout le monde voie cela, que tout le monde ait l’opportunité de voir ce spectacle. »

« J’imaginais que je descendais du ciel ! »

Marcel Chapapria, ancien adjoint à la mairie de Marseille, Chevalier de l’Ordre du Mérite et Chevalier des Palmes académiques au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence.

« C’est la première fois que je vois un tel spectacle, c’est magnifique ! Je me suis imaginé que j’étais dans le spectacle, je rêvais avec eux, j’imaginais que je descendais du ciel ! Je suis étonné par la souplesse de ces artistes, ils font des efforts physiques extraordinaires et on sent un courant qui passe. Ces artistes vivent en paix avec eux-mêmes. »

 « Je suis émerveillée par tout ce qui a été présenté »

Ventzislava Choykova, violoniste bulgare ayant évolué dans l’Orchestre Symphonique d’Europe et primée de nombreuses fois dans son pays, au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence.

« L’idée de raconter une histoire de 5000 ans en quelques heures, c’est vraiment un très bon défi ! L’orchestre est très bien dirigé, très équilibré, le chef d’orchestre est très bon. La musique ne fait pas qu’accompagner les danseurs, elle est comme une histoire. l’orchestre est très bien dirigé, très équilibré. Professionnellement parlant, je suis émerveillée par les danseurs, les couleurs, la technique et tout ce qui a été présenté ».

Shen Yun Performing Arts se produit à Paris les 21 et 22 avril. Suivront Montpellier (25-26 avril) et Nantes (28-29 avril).

Pour en savoir plus : fr.shenyun.com. La compagnie Shen Yun Performing Arts est basée à New York et comprend cinq compagnies présentant des spectacles simultanément partout dans le monde.
 Epoch Times est média partenaire de Shen Yun.

 
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