Solstice

Blanca Li, la danseuse, chorégraphe et réalisatrice espagnole établie en France depuis 1993, propose un voyage autour des éléments dans son nouveau spectacle Solstice dans lequel elle traite de la relation de l’homme avec la nature.

Blanca Li ne reste pas indifférente devant les changements climatiques. Après Robots, son excellent spectacle sur la place de la technologie dans notre quotidien, Blanca Li danse le feu, l’eau, le bois, le vent et la terre dans un hommage à notre planète. Comme d’habitude la chorégraphe n’hésite pas à ajouter un zeste d’humour aux thèmes brûlants du moment.

Blanca Li propose un très beau spectacle à haute technologie pour créer des images sublimes et suggestives frôlant parfois la limite du kitch. Les danseurs exécutent avec brio des mouvements souples et fluides dotés d’une énergie qui semble inépuisable et qui laisse le spectateur étonné.

Une toile blanche ondulée se transforme à l’aide des images et de la lumière qui y sont projetés en nuages, en océan, en tremblement de terre, les danseurs, à l’instar du décors, se transforment eux-aussi tantôt en flammes, tantôt en vagues, tantôt en courants d’air ou en créatures primitives. Les éléments de la nature deviennent des entités vivantes.

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Le musicien Bachir Sanogo accompagne le tout avec une sorte de tambour, un sitar et avec sa voix pénétrante qui comme arrivée avec le vent des déserts lointains, surgit des profondeurs de la terre, de là où l’homme n’a pas encore laissé ses empreintes. Les danseurs lui font écho, produisant des sons avec leurs corps, leur souffle ou les objets qu’ils tiennent.

Ils finissent en une sorte de « fiesta » de Flamenco ou de « roda » de Capoeira où les danseurs forment un cercle, chantant et tapant des mains et des pieds. Au milieu de ce cercle à chaque fois, un ou deux danseurs sortent faire leur « solo » exécutant tour à tour leurs prouesses.

Les images sont belles, les danseurs fantastiques l’énergie prenante, et pourtant…le message est quelque part perdu, l’énergie dissipée.

Les idées s’enchaînent mais restent au stade d’exercice de style, faute d’un fil rouge qui donnerait le ton à ce beau spectacle.

Charles Carcopino a créé les effets vidéo, Caty Olive les lumières, Laurent Mercier a imaginé les costumes réalisés par le Théâtre National de Chaillot et le scénographe Pierre Attrait a conçu le décors. Tao Gutierrez est responsable de la composition musicale.

Tous les soirs après le spectacle le public est invité à apprendre une petite chorégraphie.

 

Info pratique

Jusqu’au 13 octobre au Théâtre National de Chaillot

Et aussi des ateliers avec « bal »

Une journée avec Blanca Li

Le samedi 7 octobre 2017 à partir de 10h30 et jusqu’à la nuit.

 
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