Une percée pour la fusion nucléaire : la Z machine produira 500 fois plus d’énergie

La recherche sur la fusion nucléaire arrive à une nouvelle étape. Selon un article publié par le magazine Science en novembre, le département de l’Énergie des États-Unis a avec leurs laboratoires Sandia débuté l’expérience de la fusion contrôlée du deutérium–tritium (la plus puissante source de radiations au monde) dans la Z machine. Lorsque le ratio à venir du deutérium–tritium atteindra 50 : 50, elle produira 500 fois d’énergie que son maximum à l’heure actuelle.

Si le contrôle de la fusion nucléaire réussit, cela éliminera pratiquement la possibilité d’une crise de l’énergie pour l’humanité. L’isotope d’hydrogène deutérium requis peut être extrait de la mer : il est estimé que le deutérium extrait d’un litre d’eau de mer, s’il est entièrement utilisé dans la fusion, pourrait produire l’équivalent de l’énergie libérée lors de la combustion de 300 litres de pétrole. L’autre isotope de l’hydrogène requis, le tritium, est relativement rare et dangereux avec une demi-vie de 12 ans ; mais sa fusion avec le deutérium serait plus simple, bien plus que la fusion actuelle deutérium–deutérium.

Les chercheurs ont ajouté un mélange de tritium et de deutérium au combustible du générateur. Après l’ajout du tritium, la Z machine sera capable de produire plus d’énergie, avec une émission de neutrons 80 fois plus importante, et la production d’une nouvelle énergie hybride sera 500 fois plus élevée qu’actuellement.

Le directeur du projet Mike Cuneo a déclaré que le générateur pouvait produire une quantité d’énergie jusqu’à présent jamais vue. Contrairement au National Ignition Facility (NIF) du Laboratoire national de Lawrence Livermore, le champ magnétique de la Z machine restreint les particules alpha et les capture dans ses lignes de champ, permettant d’avoir encore plus d’énergie pour maintenir la fusion.

Les molécules de tritium sont cependant difficilement confinables et nécessitent un important contrôle et un forte protection contre les radiations. Les tests doivent être menés avec une grande précaution alors que l’équipe augmentera progressivement le ratio de tritium durant les cinq prochaines années.

 
VOIR AUSSI