Le QI des humains n’a cessé de baisser depuis 1975, d’après une étude

Nos ancêtres étaient-ils plus intelligents que nous ? D’après certaines études, il semblerait que ce soit effectivement le cas. Le QI de nos cerveaux n’aurait cessé de baisser de façon globale depuis 1975, alors qu’il était jusque là en constante augmentation. Les facteurs expliquant cette baisse n’ont pas été identifiés, mais on peut supposer que le mode de vie moderne n’a pas été une cure de jouvence pour nos cerveaux.

Une étude publiée lundi 11 juin dans la revue PNAS affirme le quotient intellectuel baisse chez les générations nées après 1975.

Pour leurs travaux, les économistes Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg (Frisch Centre d’Oslo) se sont penchés sur les performances intellectuelles des jeunes Norvégiens, testés à l’occasion de la conscription, et nés entre 1962 et 1991. L’intérêt de l’étude est de comparer les QI de frères, donc de personnes issues d’un milieu social strictement identique, et aux gènes proches.

Chez ces frères, le QI s’est élevé de 0,20 point par an entre la cohorte née en 1962 et celle née en 1975. Puis il a baissé de 0,33 point par an entre celle née en 1975 et celle née en 1991.

Les deux hommes ont ainsi cherché les causes de « l’effet Flynn ». Mis en évidence par le chercheur en psychologie James Flynn, il montre que la tendance à la hausse de l’intelligence tout au long de l’histoire de l’humanité s’est arrêtée à notre époque, voire qu’une tendance à la baisse s’est amorcée.

La baisse de l’intelligence ne doit rien ni aux gènes ni à la sociologie, d’après les économistes. D’après eux, l’explication la plus plausible serait un environnement culturel moins favorable pour les jeunes générations. «Si de tels facteurs peuvent être présents, leur influence est négligeable comparée à d’autres facteurs environnementaux», affirment-ils. Parmi ces facteurs, ils citent pêle-mêle : la «télévision et les médias», le «déclin des valeurs éducationnelles», les dégradations «des systèmes éducatifs et scolaires», «de l’éducation au sein des familles», «de la nutrition» et «de la santé».

Mais les auteurs ne tranchent pas entre ces diverses hypothèses possibles. «Même si nos résultats soutiennent l’affirmation selon laquelle les principaux facteurs des effets Flynn sont environnementaux et varient entre les familles, nous ne sommes pas en mesure d’identifier la structure causale des effets environnementaux sous-jacents».

 

 
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