Accusée de jouer un « double-jeu » et de manger « à tous les râteliers » par la ministre de la Santé, Marine Le Pen va porter plainte

La présidente du Rassemblement national a souligné que les propos tenus à son égard par Mme Buzyn tombait sous le coup de la loi et qu’elle déposerait plainte pour « injure publique ». Crédit : LUDOVIC MARIN/AFP/Getty Images - STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images.
Présente sur LCI ce dimanche, Agnès Buzyn s’en est prise à la présidente du Rassemblement national (RN), dont elle n’a pas hésité à dénoncer le « double-jeu ».
Invitée de l’émission politique En toute franchise le 17 février, la ministre des Solidarités et de la Santé est revenue sur les injures (dont on sait désormais que l’un des principaux auteurs fait partie de la mouvance salafiste) antisémites proférées à l’encontre d’Alain Finkielkraut en marge de l’acte XIV des Gilets jaunes.
Si Marine Le Pen avait rapidement témoigné son soutien à l’écrivain, regrettant « un acte détestable et choquant», Mme Buzyn a estimé que les déclarations de la présidente du RN ne seraient rien de plus qu’un « double-jeu ».
« Elle est contre l’antisémitisme mais elle a plein de néonazis dans son entourage », a déclaré la ministre.
« Et dès qu’elle peut aller en Autriche ou à Bruxelles rejoindre les néo-nazis et mouvements d’extrême droite d’Europe et du monde entier, elle y court », a-t-elle ajouté.
Selon elle, Marine Le Pen « mange à tous les râteliers » et le soutien à M. Finkielkraut serait donc un écran de fumée.
Des déclarations vivement dénoncées par la principale intéressée via Twitter :
« Ces propos sont infâmes et Mme Agnès Buzyn en répondra devant la justice. Ce gouvernement est de plus en plus indigne, en plus d’être totalement incompétent ! »
Trésorier du RN et avocat de profession, Wallerand de Saint-Just a fourni des précisions sur la plainte qui sera déposé contre la ministre de la Santé.
« Dire ce qu’a dit Mme Buzyn, c’est juridiquement et intellectuellement une injure publique. On n’est pas dans la diffamation car il n’y a pas d’imputation d’un fait précis », a-t-il expliqué.
Cet article vous a intéressé ? Partagez-le avec vos amis et laissez-nous un commentaire pour nous donner votre avis.
VIDÉO RECOMMANDÉE :
« Comment ça peut prendre un an ? » : des « gilets jaunes » face aux enquêtes sur les violences policières
[/epoch_video]

Articles actuels de l’auteur









