Logo Epoch Times

Affaire Daval : les parents d’Alexia racontent « trois années de calvaire » dans un livre

top-article-image

La mère d'Alexia Daval.

Photo: SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images

author-image
Partager un article

Durée de lecture: 3 Min.

Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, les parents d’Alexia Daval, tuée en 2017 par son mari Jonathann Daval, condamné depuis pour meurtre, exposent, dans un ouvrage publié jeudi 28 octobre, la douleur avec laquelle ils ont traversé l’enquête qui a suivi le décès de leur fille.
« Nous savons que Jonathann a tué notre fille, mais nous ne savons toujours pas pourquoi, et nous ne le saurons certainement jamais », déplore Isabelle Fouillot dans « Alexia, notre fille » (Robert Laffon), coécrit avec le producteur Thomas Chagnaud. « Nous devons vivre sans vérité. C’est insupportable », témoigne la mère de la jeune femme, tuée à l’âge de 29 ans.

En cliquant sur le bouton Suivant, vous acceptez que le contenu de twitter soit chargé.

Les deux parents reviennent longuement sur le parcours de leur fille, depuis sa rencontre avec Jonathann Daval, alors qu’elle est âgée de 16 ans, jusqu’à sa mort, treize ans plus tard.
Ils racontent la relation entretenue avec leur gendre, particulièrement présent dans leur sphère familiale, et estiment qu’ils les a « manipulés depuis le premier jour ».
Ils disent surtout leur souffrance d’avoir vu la défense de Jonathann Daval présenter publiquement Alexia comme une femme à la « personnalité écrasante », sujette à des « crises » et des « accès de violences extrêmement importants ». « Ces mots me transpercent comme autant de poignards », écrit Isabelle Fouillot.
Le couple évoque également la « pression des médias », et la ville « envahie de journalistes ». « J’avais l’impression de vivre sous le regard de tout le monde, de ne plus avoir le droit de bouger », assure Mme Fouillot, qui décrit la « machine folle de l’information en continue ».
Le corps en partie calciné d’Alexia Daval avait été retrouvé en octobre 2017 dans un bois près de son domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône), deux jours après que son mari Jonathann eut signalé sa disparition.
Après avoir montré le visage d’un veuf éploré pendant trois mois, l’informaticien avait été confondu par les enquêteurs de la gendarmerie au terme d’investigations minutieuses. Il a reconnu le meurtre de sa femme et a été condamné à 25 ans de réclusion en novembre 2020.
Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, a également livré son récit et son analyse de l’affaire dans un ouvrage co-écrit avec le journaliste Frédéric Gilbert, paru le 14 octobre.
 

Rejoignez Epoch Times sur Telegram
? t.me/Epochtimesfrance