Après une expérience de mort imminente, les survivants sont plus sensibles aux « coïncidences »

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La tendance à remarquer certaines coïncidences dans sa vie, et à attribuer un sens à ces coïncidences, est plus forte chez certaines personnes que chez d’autres. Il y a un certain nombre de facteurs neurophysiologiques et psychologiques qui peuvent contribuer à cette tendance.

L’apophénie, par exemple, est une tendance à percevoir des « bruits » ou des manifestations de son environnement, et à y attacher un sens particulier. Ou dit autrement, à voir quelque chose… qui n’est pas là.

Les gens qui traitent les informations d’une façon plus intuitive ou qui entretiennent une croyance spirituelle peuvent aussi être plus susceptibles de remarquer des coïncidences ou à leur attribuer un sens ; un sujet proche de la synchronicité, mais qui peine à être prouvé scientifiquement. Le Dr . Bruce Greyson, dans un document intitulé « coïncidences significatives et expériences de mort imminente« , a répertorié certains de ces phénomènes.

Le docteur cite ainsi le travail de Stephanie Coleman et du Dr Bernard Beitman, qui a développé une échelle pour mesurer, quantifier et classer les coïncidences ; une échelle répondant au nom de Weird Coïncidence Scale. Greyson, un professeur de psychiatrie et de sciences du comportement neurologique à l’Université de Virginie, a utilisé ce WCS pour mesurer ces coïncidences dans la vie de ceux qui ont fait une expérience de mort imminente.

Il a constaté une augmentation significative de ces coïncidences dans la vie des gens ayant traversé une expérience de mort imminente (EMI).

« La principale conclusion de cette étude est que, parmi ces personnes, l’incidence des coïncidence significatives avant l’EMI était légèrement inférieure à celle de la population générale ; les coïncidences significatives après l’EMI étaient significativement plus fréquentes « , écrit Greyson.

Il a conclu : « Ces données suggèrent que les personnes qui ont l’habitude de reconnaître et d’interpréter des coïncidences, ou qui ont une croyance spirituelle, n’ont pas plus de chance de faire une expérience d’EMI. Il semble plutôt que le fait d’avoir vécu soi même une expérience de mort imminente contribue à la rencontre et à l’interprétation de ces coïncidences« .

Le document de Greyson a été publié dans les Annales psychiatriques en décembre 2011.

Version anglaise : Coincidences More Frequent for People Who’ve Had Near-Death Experiences: Study

 
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