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Guerre et paix

Écrit par Aurélien Girard, Epoch Times
09.02.2015
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  • Sculpture de Vladimir Poutine réalisée en 2013 par Willy Vallez. (Wilvalz/Wikimedia)

C’est l’escalade vers une guerre nucléaire qu’on nous annonce si les États-Unis mettent en application leur souhait de fournir à l’Ukraine les armes qui manquent à ses troupes pour contrer l’avancée des séparatistes pro-russe. La sage Europe s’interpose et prévient de toute huile qu’on jetterait sur ce feu qu’alimente trop déjà le soutien logistique et humain abondamment déversé par la Russie à l’Est de l’Ukraine; quitte à passer pour aussi indécise qu’elle le fut dans les années 1930 face à l’essor du nazisme, l’Union prône la discussion, la concertation, la voie politique. Elle sait pourtant - Angela Merkel le rappelait le samedi 7 février – que ce sont elles qui ont permis de laisser se construire le mur du Berlin. «Personne n'a alors cru qu'on devait intervenir militairement pour préserver les citoyens de la RDA et tout le bloc de l'Est d'années de dictature et de privation de liberté.» C’était à l’époque, ajoute la chancelière, la seule chose réaliste à faire, de même que dans le cas de l’Ukraine le réalisme demande à l’Europe d’avaler des couleuvres.

De l’autre côté de la table, Pologne, États Baltes et États-Unis exigent, eux, la fermeté. La Pologne et les États baltes pour avoir directement subi le joug soviétique et voir l’ombre d’une faucille dans chacun des mouvements de Vladimir Poutine; les États-Unis par le confort d’échanges économiques limités avec les parties au conflit, et de 8.000 kilomètres de distance. Joe Biden, pour décider de ne pas livrer à l’armée ukrainienne les armes qu’elle espère, se permet donc d’attendre des actes sur le terrain: «Trop souvent, le président Poutine a promis la paix et livré des chars, des troupes et des armes», rappelle le vice-Président américain.

Le déplacement franco-allemand du 6 février à Moscou peut donc être vécu comme une opération de la dernière chance, des chances de succès de laquelle Angela Merkel doute à haute voix, tandis que François Hollande rappelle qu’un échec signifierait la guerre – comprenez, une plus grande que maintenant. Et pour cause: une démarche de conciliation peut-elle fonctionner si Vladimir Poutine est, comme l’affirme une analyse clinique par des experts du Pentagone, atteint d’autisme? Plus précisément il souffrirait du syndrome d’Asperger suite aux problèmes de santé de sa mère pendant sa grossesse. Cette note d’un think-tank très officiel, dont on ne sait pourquoi elle s’est retrouvée dans les mains des journalistes du USA Today, préparerait l’opinion qu’on n’en serait pas étonné: Le dirigeant autoritaire fait sa mue vers le dictateur psychopathe qu’il faut stopper.

La guerre, la paix, leur prédictibilité… Le rapport du Pentagone sur les troubles neurologiques de Vladimir Poutine érige au rang de science l’étude du mouvement des hauts-responsables politiques, «instrument aussi puissant qu’un système d’armement avancé.»  Il se lamente sur l’impossibilité de faire passer au dirigeant russe un examen d’IRM fonctionnel pour prouver les lésions de l’hémisphère gauche de son cerveau. À ce jeu, la guerre comme la paix seraient prédictibles, planifiables, tout comme le seraient les victoires ou les défaites. Les généraux russes de «Guerre et Paix,» la grande œuvre de Tolstoi, ne défendaient pas autre chose avec une verbeuse science militaire dont la crédibilité s’effilochait avec l’avancée des chapitres et la succession des massacres. Tout pour nous aider à conclure que, siècle après siècle, l’homme cache sous des phrases savantes son incapacité à être autre chose qu’un simple jouet de l’histoire, dans laquelle il ne peut pas plus que faire l’expérience de la souffrance et, par suite de celle-ci, du besoin de noblesse et de vertu.

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