Attentat en Iran: l’ambassadrice du Pakistan convoquée à Téhéran

-Des personnes iraniennes se rassemblent autour des cercueils des gardes de la révolution tuée dans un attentat suicide lors de leurs obsèques à Ispahan, dans le sud-est du 16 février 2019. Les gardiens de la révolution iraniens ont accusé les "forces de sécurité pakistanaises" de soutenir les auteurs d'un attentat-suicide. Photo par ATTA KENARE / AFP / Getty Images.
L’ambassadrice du Pakistan a été convoquée au ministère des affaires étrangères iranien à Téhéran dimanche, quelques jours après la mort de 27 soldats iraniens dans un attentat revendiqué par un groupe jihadiste accusé par Téhéran d’être soutenu par Islamabad.
La République islamique « attend du gouvernement et de l’armée du Pakistan qu’ils affrontent sérieusement les groupes terroristes actifs à leur frontière avec l’Iran », indique le communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères. Selon le texte, un responsable de ce ministère a exhorté le Pakistan à prendre rapidement les mesures nécessaires pour identifier et arrêter les auteurs de l’attaque meurtrière qui a tué 27 membres des Gardiens de la Révolution le 13 février dans le Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est iranien près du Pakistan.
L’attaque a été revendiquée par le groupe séparatiste jihadiste Jaïch al-Adel (Armée de la Justice). Considéré comme une organisation « terroriste » par Téhéran, ce groupe a été formé en 2012 par d’ex-membres d’une organisation sunnite extrémiste ayant mené une rébellion au Sistan-Baloutchistan jusqu’en 2010. « Le gouvernement pakistanais, qui a abrité ces contre-révolutionnaires, sait où ils se trouvent et qu’ils sont soutenus par les forces de sécurité du Pakistan », a déclaré samedi le général de division Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la Révolution, l’armée d’élite du régime.
Islamabad « doit payer le prix » pour « abriter ces groupes terroristes, et ce prix sera sans aucun doute élevé », a ensuite lancé le général Jafari devant une foule d’Iraniens lors des funérailles des soldats tués. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a pour sa part dit, sans autres précisions, que les auteurs de l’attaque étaient certainement liés aux « agences d’espionnage de pays régionaux et trans-régionaux ».
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