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Bébés nés sans bras : la lanceuse d’alerte a reçu sa lettre de licenciement vendredi

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Emmanuelle Amar, la scientifique "lanceuse d'alerte" sur l'affaire des bébés nés sans bras dans l'Ain, sera au chômage le 1er janvier 2019.

Photo: Capture d’écran News French YouTube

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Emmanuelle Amar, la scientifique qui a rendu publique l’affaire des bébés nés sans bras dans l’Ain, sera au chômage le 1er janvier 2019. Elle a reçu sa lettre de licenciement vendredi.
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Emmanuelle Amar dirige le Remera en Rhônes-Alpes, le plus ancien des six registres des malformations congénitales de France. Basée à Lyon, cette structure a été fondée en 1973 après le scandale du thalidomide, anti-nauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962.
Selon Le Point et d’après le Journal du Dimanche (JDD), cette mesure touche également cinq personnes qui sont salariés par cette structure.

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« Notre employeur, les hospices civils de Lyon, n’a plus les moyens de débourser les 250 000 euros annuels qui permettaient de payer nos salaires et notre loyer. Je suis d’autant plus choquée qu’Agnès Buzin avait annoncé dimanche dernier que le registre n’était pas menacé », déplore Emmanuelle Amar.
En effet, le 21 octobre dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait soutenu qu’il était « hors de question d’arrêter la subvention des registres ».
Elle appuyait également : « Quand il y a un registre qui cumule des cas pendant vingt-trente ans, si à un moment vous l’arrêtez, on ne peut plus le démarrer, vous perdez l’information. Quand on a un registre qui fonctionne, il ne faut surtout pas l’arrêter ».

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Agnès Buzyn indiquait alors l’ouverture d’une nouvelle enquête avec M. François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire.
D’après l’eurodéputée Michèle Rivasi, « aucune investigation n’a été menée sur le terrain, personne ne s’est déplacé pour étudier les conditions dans lesquelles vivent les familles touchées, pour interroger les agriculteurs du secteur, aucun prélèvement n’a été réalisé ».
Il faut donc attendre les conclusions de la seconde enquête.

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