Christophe Castaner invite les « gilets jaunes raisonnables » à ne pas se rassembler à Paris samedi

Christophe Castaner a invité mardi « les gilets jaunes raisonnables » à ne pas se rassembler à Paris samedi en cas de nouvelle mobilisation, après les violences survenues le 1er décembre dans la capitale, et a promis d’accroitre la mobilisation des forces de l’ordre en France.

« J’invite les gilets jaunes raisonnables, ceux qui ne soutiennent pas l’action violente, à se désolidariser des extrêmes et à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain », a déclaré le ministre de l’Intérieur, auditionné devant la commission des Lois du Sénat, et qui a souhaité lancer un « appel au calme » à l’adresse des « gilets jaunes ».

Il a également demandé à ces derniers de ne pas se rassembler « dans les lieux qui ont fait l’objet de ces tensions que nous avons connues » le weekend dernier, faisant notamment référence à la préfecture du Puy-en-Velay en partie incendiée par des manifestants.

Samedi dernier, 136 000 personnes ont participé à la troisième journée de mobilisation des « gilets jaunes » à travers la France, marquée par de graves violences. À Paris, théâtre d’importants débordements, les forces de l’ordre ont procédé à 412 interpellations, un chiffre jamais atteint selon M. Castaner.

Évoquant la « dérive » du mouvement, le nouveau locataire de la place Beauvau a pointé du doigt les manifestants qui, le 1er décembre à Paris, ont décidé de ne pas défiler sur les Champs-Élysées, accessibles après fouilles et contrôles comme dans une « fan zone ».

« Celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas venir manifester pacifiquement sur les Champs-Élysées doivent assumer une co-responsabilité d’avoir été aux côtés des casseurs et d’avoir très souvent empêché nos forces de l’ordre d’agir », a tancé M. Castaner.

Le ministre a en outre promis, en cas de nouvelles manifestations samedi des « gilets jaunes », des forces de l’ordre en nombre supérieur à celles mobilisées dans toute la France le 1er décembre, soit 65 000.

Sans dévoiler les détails du dispositif, il a souligné travailler sur la « mobilité extrême » des casseurs, « l’appel croissant à la violence sur certains réseaux sociaux » et « l’impact » des annonces gouvernementales de mardi.

85 sénateurs étaient présents pour l’audition du ministre. « Elle s’est déroulée avec une extrême gravité », les élus exprimant « une très forte inquiétude pour les jours à venir », a souligné le président de la commission, Philippe Bas (LR), auprès de l’AFP.

« Nous sommes la représentation nationale, chacun ancré dans nos territoires, nous lui disons « attention » votre dispositif a échoué, il faut le changer pour parer à toute éventualité samedi prochain », a-t-il ajouté.

D. S avec AFP

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