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Décès de Marthe Mercadier, la »reine » du théâtre de boulevard

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La comédienne Marthe Mercadier lors de la présentation de la deuxième partie de la saison 2004-2005 des théâtres privés parisiens, le 07 janvier 2005 au "Théâtre de Paris" à Paris.

Photo: : JEAN-PIERRE MULLER/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Considérée comme la « reine » du théâtre de boulevard entre les années 50 et 90, la comédienne Marthe Mercadier s’est éteinte le 15 septembre à l’âge de 92 ans.
Hospitalisée il y a une semaine au centre de soins palliatifs de Puteaux (Hauts-de-Seine), « ma maman s’est éteinte ce matin vers 05H00. Elle souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années. Je l’ai accompagnée jusqu’au bout », a déclaré sa fille unique Véronique Néry.
Née le 23 octobre 1928 à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, elle entre dans l’univers du spectacle à l’âge de 5 ans, lorsqu’elle danse aux côtés de la grande Joséphine Baker.

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Populaire à la télévision
Celle qui a commencé au théâtre comme souffleuse a joué dans près d’une cinquantaine de pièces, partageant la scène avec Bruno Crémer, Michel Galabru ou Louis de Funès. Elle a joué du Georges Feydeau, du Françoise Dorin, du Marcel Aymé et a triomphé dans des pièces comme « Treize à table » (1984) ou « Le squat » (2000).
Elle devient populaire à la télévision, à la fin des années 1960, dans la série à succès, « Les Saintes chéries », au côté de Micheline Presle et Daniel Gélin. Elle a produit également des films (en particulier le grand succès de Patrick Schulmann, « Et la tendresse ? Bordel ! » en 1979) et des pièces de théâtre.
Sa carrière cinématographique, composée d’une quarantaine de films, débute en 1950 avec « Souvenirs perdus » de Christian-Jaque. En 1952, elle épouse le comédien Gérard Néry dont elle aura une fille, Véronique. Le couple se séparera 20 ans plus tard.
Une femme engagée
Elle n’aura toutefois pas de rôle marquant à son actif. « Je n’ai jamais recherché les rôles valorisants. J’ai joué les ridicules, les paumées, les femmes rejetées, les idiotes. J’ai été plus vigilante pour ma vie de femme que pour ma carrière » cinématographique, a-t-elle dit en 1999 à la Dépêche du Midi.
Dans sa jeunesse, elle aide son père dans la Résistance pendant la guerre et lance, à la fin des années 1940, sa première association humanitaire. Engagée dans diverses actions de lutte contre le bégaiement (enfant, elle bégayait) ou la mucoviscidose, elle a créé en 1979 une association d’aide aux déshérités d’Afrique qui l’occupa beaucoup.