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Enquête ouverte après des prélèvements sanguins lors de manifestations des « gilets jaunes »

mai 20, 2019 17:50, Last Updated: mai 21, 2019 8:48
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Une enquête préliminaire a été ouverte après des prélèvements sanguins effectués dans la rue sur des manifestants pendant des rassemblements de « gilets jaunes », a-t-on appris lundi auprès du parquet de Paris.

Cette enquête a été ouverte jeudi pour « violences volontaires aggravées » et « mise en danger de la vie d’autrui », a précisé le parquet.

Contacté par l’agence France Presse (AFP), Renaud Fiévet, qui se présente comme médecin anesthésiste originaire de Belgique, a affirmé avoir organisé ces prises de sang « sur une quinzaine de manifestants » pour vérifier une potentielle « intoxication au cyanure causée par une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes » tirés par les forces de l’ordre.

Selon lui, ces prélèvements ont été pratiqués lors des manifestations du 20 avril et du 1er mai à Paris.

Les prélèvements ont été faits « dans le respect des protocoles », à l’initiative d’un groupe composé de deux « médecins » et un « docteur en biologie », a affirmé M. Fiévet. « Des ordonnances ont été établies pour ces prélèvement et les personnes prélevées ont signé un consentement écrit », a-t-il précisé.

Pour l’Ordre des médecins, contacté par l’AFP, ces prélèvements ne sont pas interdits dans la mesure où ils sont effectués « par un professionnel qualifié et identifié » et si la « personne consent à un prélèvement biologique pour des motifs qu’elle connaît ». 

Début mai, un groupe de « street medics », des bénévoles qui apportent les premiers soins en cas de blessures pendant les manifestations, avait dénoncé ces pratiques considérées comme « dangereuses », ainsi que « l’usurpation du terme et des couleurs de street-médics ».

Selon eux, plusieurs personnes, vêtues de T-shirts de « street medics » ont pratiqué ces prises de sang.

« Des personnes complètement étrangères à la Coordination se sont permises de pratiquer des gestes médicaux dans la rue », avait dénoncé dans un communiqué le groupe de soigneurs de rue baptisé « Coordination 1er Secours ». « Nous conseillons vivement aux victimes de ne pas accepter de se faire prélever dans de telles conditions », avait-il mis en garde.

Des rumeurs de risque d’intoxication au cyanure par les gaz lacrymogènes circulent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines.

D. S avec AFP

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