Excédé par les Gilets jaunes, Éric Dupond-Moretti réclame la fin des manifestations : « Il faut que ça s’arrête »

Éric Dupond-Moretti, nouveau ministre de la Justice.
Photo: Crédit : ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images.
Présent parmi les invités de l’émission Les Terriens du samedi diffusée sur C8 le 23 février, Éric Dupond-Moretti a fait part de ses réserves à propos du mouvement des Gilets jaunes.
Convié sur le plateau de l’émission animée par Thierry Ardisson, le célèbre pénaliste était venu faire la promotion de la pièce À la barre dans laquelle il raconte ses trente années de carrière sur la scène du théâtre de la Madeleine.
Amené à donner son sentiment sur la crise des Gilets jaunes, maître Dupond-Moretti n’a pas hésité à se montrer particulièrement critiques envers les manifestants.
« C’est quoi les Gilets jaunes ? Des mecs qui disent sale juif à Finkielkraut ? C’est qui, c’est quoi ? », s’est-il emporté.
« J’entends des gens dire qu’ils sont dans la difficulté, et qui revendiquent un mieux-être. Et on s’incline. On se rend compte qu’il n’y a pas d’interlocuteur. Et pour discuter avec le pouvoir, il faut un interlocuteur. On en vient à regretter le moustachu de la CGT (Philippe Martinez, ndlr). Qui sont les fédérateurs, les organisateurs, on assiste à quoi ? C’est ça la difficulté », poursuit l’avocat.
« À un moment, il faut que ça s’arrête »
Et le natif de Maubeuge de faire référence à différents individus apparus dans des reportages consacrés aux Gilets jaunes par les médias :
« Quand j’entends un haut fonctionnaire expliquer qu’il est en arrêt maladie depuis cinq ans, c’est peut-être légitime, je ne discute pas de ça. Mais le mec touche 2500 euros par mois et dit : ‘On paye trop d’impôts dans le pays’. C’est grâce aux impôts qu’il est payé. »
« Je vois trois autres types. Le premier dit : Macron doit démissionner. Le deuxième dit : ‘Non, il faut que l’Assemblée nationale soit dissoute’ – rien que ça. Le troisième dit : ‘Macron est un arabe’. Quand on est à ce niveau de discussion, ça pose problème », déclare l’ancien soutien de Martine Aubry.
Revenant sur les déclarations du comédien François Berléand qui avait affirmé : « Depuis le début, ils me font chier les ‘gilets jaunes’ ! » sur RTL le 9 février, le pénaliste a souligné que les manifestations devaient se terminer.
« À un moment, il faut que ça s’arrête. Les petits commerçants qui bossent, ils font partie du peuple, ils ont besoin de travailler. Il y a des ouvriers, il a des salariés, comment font ces gens-là pour vivre ? », conclut maître Dupont-Moretti.
Cet article vous a intéressé ? Partagez-le avec vos amis et laissez-nous un commentaire pour nous donner votre avis.

Articles actuels de l’auteur









