Des géants à l’origine des anciens mégalithes ?

Dans Au-delà de la science, Epoch Times explore les recherches et les récits examinant les phénomènes et les théories qui posent un défi aux connaissances actuelles. Nous nous penchons sur les idées stimulant l’imagination et ouvrant de nouvelles possibilités. Faites nous part de vos idées sur ces sujets, parfois controversés.

En des temps reculés, avant d’être frappés par l’érosion, la grande pyramide de Gizeh et Stonehenge s’élançaient hardiment vers le ciel, symboles incontestables du génie humain. De telles structures mégalithiques ont été trouvées partout dans le monde, de l’Amérique du Sud (Puma Punku) au Japon (Kofun d’Ishibutai) en passant par l’Europe et l’Asie.

Au vu des dimensions titanesques de certaines de ces structures, et du peu de moyen technologique de l’époque, il est raisonnable de se demander si des humains issus de société « primitives » en sont bien à l’origine.

Par exemple, la science moderne n’est toujours pas parvenue à expliquer clairement comment ont pu être construites la grande pyramide de Gizeh et les fondations du temple de Baalbek au Liban.

Parmi les hypothèses de leur construction, celle de l’existence des géants pourrait résoudre beaucoup de questions. Si cette hypothèse était considérée, alors de part leur stature, les fils de Gaïa auraient un avantage de taille sur un homme moyen dans la construction de structures mégalithiques.

En 1901, dans son histoire du monde, Han Ferdinand Helmolt écrit: « L’édification de ces monuments sans les ressources et le savoir moderne, semble inachevable à l’aide de la simple force humaine. La croyance populaire est qu’ils ne puissent avoir été créés que par des géants. »

Ceci dit, avec un peu de recul, il apparaît que l’hypothèse des géants n’est pas la seule permettant de justifier la construction de toutes ces structures.

Et nous en avons une démonstration pratique dans les temps modernes avec le Château de Corail, près de Miami aux USA. C’est l’œuvre d’Ed Leedskalnin, un homme pesant aux alentours de 40 kg pour 1 m 40, qui a, à lui seul, taillé et positionné avec soins des blocs de granit, dont certains pèsent près de 9 tonnes.

Le Château de Corail en Floride, USA (Ebyabe/Wikimedia Commons)

Mais certains anciens mégalithes sont beaucoup plus imposants que le Château de Corail. La cité d’Ollantaytambo, au Pérou, était un ancien bastion militaire et avant-poste pendant la lutte contre l’invasion espagnole, il y a 500 ans de cela. Aujourd’hui, c’est l’une des dernières villes à avoir conservé ses murs et ses rues d’antan. On y trouve aussi six imposants mégalithes en granite rose, pesant 50 tonnes chacun au minimum, et s’élevant à une hauteur de 4 m.

Mégalithes à Ollantaytambo, Pérou (Wolfgang Beyer/Wikimedia Commons)

Les blocs de Stonehenge quant à eux pèsent plus de 45 tonnes chacun, pour une hauteur de plus de 7 m. Et Stonehenge n’est pas la seule formation mégalithique du Royaume-Uni, juste la plus célèbre. Le cromlech d’Avebury, moins connu, en est un autre: de nos jours, il en reste deux gigantesques pièces de calcaires, de la partie intérieure Nord du cercle. À l’origine, on comptait 98 pierres dressées en son cercle extérieur, d’une hauteur estimée à environ 4 m, pour un poids de plus de 40 tonnes par pierre. Le site aurait été construit il y a environ 5 000 ans.

Les deux dernières pierres du cromlech d’Avebury. (Jim Champion/Wikimedia Commons)
Pierres du cromlech d’Avebury vues sous un autre angle (Jim Champion/Wikimedia Commons)

En 1988, Gregor Spörri s’est rendu en Égypte en tant que chercheur amateur, intéressé par les pyramides. D’après un article écrit par Annemieke Witteveen sur Ancient Origins, il fut présenté à un fermier du nom de Nagib, dont les ancêtres étaient pilleurs de tombes. Divers artefacts avaient été transmis dans la famille, dont certains furent vendus pour acheter des terres et autres biens. Un artefact que Nagib gardait précieusement était un doigt géant en décomposition.

Le doigt mesurait près de 30 cm de long raconte Spörri. Le chercheur a pris quelques photos du doigt, mais n’a pas pu retrouver Nagib lors d’un second voyage en 2009. Au cours de sa première visite en 1988, Nagib a décliné toute offre pour le doigt.

Ces « moaï » aux larges mâchoires et au front imposant représenteraient-ils des géants ? (Ian Sewell/Wikimedia Commons)

Pour finir, une discussion sur les mégalithes ne pourrait être complète si elle prenait soin d’omettre les statues de l’île de Pâques. Le peu d’informations fiables connues sur ces têtes colossales a conduit à l’apparition de plusieurs théories plutôt audacieuses.

L’une d’elles est que les statues représentent des géants au visage allongé et aux mâchoires prééminentes, tandis que d’autres évoquent des continents perdus et des civilisations préhistoriques avancées. L’île de Pâques étant l’un des endroits les plus inaccessibles au monde, à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et l’Amérique du Sud, en plein milieu de l’Océan Pacifique, il est acceptable de penser que ces artefacts soient les restes d’une civilisation encore inconnue.

Les têtes, appelées « moaï » par les locaux, n’ont toujours pas livrées tous leurs secrets: aucune trace, écrite comme orale, de leur création n’a été trouvée. On en dénombre pourtant près de 900, d’une taille moyenne de 4m, pour un poids moyen de 14 tonnes (80 tonnes pour les plus imposantes).

Version anglaise: Were Giants Responsible for the World’s Ancient Megalithic Structures? 

 
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