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3 Césars pour « Shéhérazade », un film évoluant dans les milieux de la prostitution, de la drogue et des prisons

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Les réalisateurs de 'Sheherazade' à la 44e édition des Césars à Paris le 22 février

Photo: THOMAS SAMSON/AFP/Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

« Shéhérazade », histoire d’amour à Marseille entre un caïd et une jeune prostituée, a reçu vendredi soir le César du meilleur premier film, tandis que ses deux interprètes principaux, Kenza Fortas et Dylan Robert, ont été récompensés par ceux des meilleurs espoirs féminin et masculin.
Pour son premier long métrage, tourné avec des interprètes non-professionnels, Jean-Bernard Marlin a fait huit mois de castings sauvages dans des foyers de la cité phocéenne ou à la sortie des prisons. Ils aboutissent à la rencontre de Dylan Robert, qui tient le rôle principal, celui de Zachary.
« J’étais incarcéré. Une éducatrice m’a parlé du casting », racontait à l’AFP ce jeune homme de 18 ans à Cannes, où le film a été présenté dans la section parallèle de la Semaine de la critique. À peine libéré, le « minot » à l’accent chantant a obtenu le premier rôle du film de Jean-Bernard Marlin.

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Dans ce film couronné à Angoulême et Prix Jean-Vigo 2018 (ex aequo avec « Un couteau dans le coeur »), il est un jeune qui sort de prison. Il rencontre Shéhérazade, incarnée par Kenza Fortas, une jeune prostituée qu’il va prendre sous son aile avant de tomber amoureux.
« JB (le réalisateur, ndlr) m’a demandé de suivre toutes mes impulsions », raconte le jeune acteur, bluffant de fougue et de naturel sur grand écran.
Rien ne prédestinait non plus aux plateaux de cinéma Kenza Fortas, une jeune Marseillaise qui vivotait après avoir quitté l’école à 16 ans, qui est devenue Shéhérazade. Pour jouer cette prostituée évoluant dans un milieu où les sentiments n’ont pas droit de cité, la jeune fille, alors 17 ans, a travaillé de longs mois avec l’équipe et le réalisateur Jean-Bernard Marlin.
« Chez nous, l’amour c’est la haine, on s’aime avec la haine. C’est pour cela que c’est difficile de dire ‘je t’aime' », expliquait à l’AFP celle qui a longtemps vécu, avec sa mère, dans un camp de gitans après un passage dans un foyer.
En salles, ce film salué par la critique a attiré environ 130.000 spectateurs.
Epochtimes.fr avec AFP