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La Suisse place le groupe russe Wagner sur sa liste des entités sanctionnées

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Centre PMC Wagner, à Saint-Pétersbourg le 31 octobre 2022.

Photo: OLGA MALTSEVA/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 2 Min.

La Suisse a ajouté jeudi l’organisation paramilitaire russe Wagner et le média RIA FAN sur sa liste des individus et entités sanctionnés pour leur lien avec l’invasion russe en Ukraine.
Le groupe Wagner « sert d’instrument dans la guerre hybride menée par la Russie », a indiqué le département fédéral de l’Économie, dans un communiqué.
« Groupe à la nature juridique obscure »
« Le groupe à la nature juridique obscure fait partie d’un réseau complexe d’entreprises actives dans le monde entier (dans les domaines de l’aviation, de la sécurité, de la technologie, du négoce des matières premières, des services financiers et des activités d’influence, p. ex.), qui sont reliées entre elles via des rapports de propriété et des réseaux logistiques », a-t-il ajouté. Par la même occasion, la Suisse a également intégré — comme l’Union européenne — dans sa liste des sanctions l’agence de presse russe RIA FAN, un média russe qui fait partie du Patriot Media Group, dont le conseil d’administration est dirigé par Evgueni Prigojine, le patron de Wagner, selon un communiqué du département fédéral de l’Économie.
La Suisse a en revanche renoncé — contrairement à l’UE — à soumettre les chaînes RT Arabic et Sputnik Arabic à une interdiction de diffuser et de faire de la publicité. Le gouvernement suisse estime qu’ « il est plus efficace, pour contrer des affirmations inexactes et dommageables, de leur opposer des faits plutôt que de prononcer une interdiction ». « Pour cette raison, les deux chaînes concernées ne sont pas interdites de diffusion en Suisse, mais il est interdit de placer de la publicité sur elles », a précisé le département fédéral de l’Économie.
Atteinte au principe de neutralité
Le gouvernement suisse a décidé très vite après le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février 2022, de s’aligner sur les sanctions prises par Bruxelles, non sans être critiqué par ceux qui y voient une atteinte au sacro-saint principe de neutralité de la Confédération helvétique.