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L’obsession du dirigeant chinois Xi Jinping pour sa sécurité, et ses déplacements imprévisibles, attirent l’attention de la communauté internationale

septembre 17, 2023 15:00, Last Updated: septembre 17, 2023 17:21
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Les mesures de sécurité excessives prises par le dirigeant du Parti communiste chinois (PCC) Xi Jinping lors de ses visites à l’étranger ont récemment attiré l’attention des médias internationaux.

Le mois dernier, Xi Jinping s’est rendu en Afrique du Sud pour participer au sommet des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), mais il a soudainement renoncé à un important discours prévu lors du forum, le 22 août. Au lieu de cela, Wang Wentao, ministre du Commerce de l’État-parti chinois, a lu son discours à sa place.

Lors du sommet du G20, qui s’est tenu en Inde et qui s’est achevé le 10 septembre, Xi Jinping était également absent et a été remplacé par le Premier ministre Li Qiang, ce qui a également suscité des spéculations.

Les médias étrangers et les observateurs de la Chine ont souligné que Xi Jinping a très peur d’être assassiné, c’est pourquoi il manque souvent des occasions importantes, ce qui rend ses déplacements imprévisibles, et il ne se soucie pas de l’opinion du monde extérieur à son égard.

Selon le Shanghai Daily, le 9 septembre, juste avant le sommet des BRICS, la police sud-africaine a confirmé que Xi Jinping avait non seulement amené une délégation de 500 personnes, mais qu’il avait également réservé toutes les chambres de deux hôtels pour le sommet. Un mois avant son arrivée, les autorités chinoises avaient transporté un ensemble complet de meubles depuis la Chine pour redécorer la suite de Xi Jinping pour son séjour, ainsi que des tasses et des bols, des lits, des matelas, des tapis et même des rideaux. Aucun objet provenant d’Afrique du Sud n’a été conservé dans la chambre. « Xi a complètement reconstruit la suite présidentielle », indique l’article en citant la police locale.

Le dirigeant chinois Xi Jinping assiste à une réunion lors du 10e sommet des BRICS (réunion des principales économies émergentes du monde, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 26 juillet 2018. (Gulshan Khan/AFP/Getty Images)

Bien que certains pensent que ces mesures de sécurité exagérées, telles que la reconstruction de la suite présidentielle, sont un acte d’étalage de richesse de la part de Xi Jinping et du régime communiste chinois, l’article souligne que le remplacement complet des objets de la suite correspond plutôt à l’inquiétude de Xi Jinping quant aux menaces pesant sur sa sécurité personnelle. C’est pourquoi il a exigé une sécurité à toute épreuve.

Sécurité excessive lors des visites précédentes

Lorsque Xi Jinping s’est rendu en Papouasie-Nouvelle-Guinée en novembre 2018, deux véhicules pare-balles de fabrication chinoise ont été transportés par avion de la Chine à la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour lui. En décembre 2018, Xi Jinping a visité le Portugal pendant deux jours et a dépensé deux millions d’euros pour réserver toutes les chambres de l’hôtel Ritz et pour élargir la porte du garage de l’hôtel afin de permettre le passage de son véhicule pare-balles.

Le 11 septembre, le média hongkongais Ming Pao a publié une interview avec un propriétaire de restaurant nommé Ren Jianyong à Douchanbé, au Tadjikistan, qui est originaire de la province chinoise du Henan.

M. Ren a raconté que lorsque Xi Jinping a visité le Tadjikistan pour la première fois en 2014, son restaurant, qui est situé dans l’hôtel où Xi Jinping a séjourné, a fourni les trois repas quotidiens à plus de 200 Chinois, dont 150 membres de la délégation du dirigeant chinois, ainsi qu’au personnel de l’ambassade de Chine au Tadjikistan.

M. Ren a déclaré que cette « tâche politique » était extrêmement stressante. La vérification des antécédents des propriétaires de restaurant et des chefs doit remonter à trois générations. Il ne doit y avoir aucune erreur dans les repas de la délégation. Tous les aliments et matériels achetés doivent avoir des sources documentées qui peuvent être vérifiées. La restauration de Xi Jinping a été assurée personnellement par plusieurs chefs de la maison d’hôtes d’État Diaoyutai à Pékin qui accompagnaient la délégation.

Les dirigeants des BRICS et de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) lors des sommets BRICS/OCS à Oufa, en Russie, le 10 juillet 2015. (Alexander Vilf/Ria Novosti via Getty Images)

De nombreux commentateurs de l’actualité estiment que Xi Jinping est en grande difficulté et qu’il craint constamment d’être assassiné ou de faire l’objet d’un coup d’État.

Wang Youqun, chroniqueur pour l’édition chinoise d’Epoch Times, estime que Xi Jinping est effectivement en grand danger.

Dans un article paru le 12 septembre, il écrit que les menaces sont dues au fait que Xi Jinping protège et maintient le régime du Parti communiste chinois.

« Xi Jinping aurait dû comprendre grâce à sa campagne anticorruption menée depuis 11 ans contre les ‘tigres’ [hauts fonctionnaires corrompus du Parti communiste] que le Parti est extrêmement corrompu et ne peut pas être sauvé. Il aurait également dû prévoir que les 623 ‘tigres’ sur lesquels Xi a enquêté, ainsi que les personnes qui les soutiennent, ne le laisseront jamais en vie. Cependant, Xi insiste toujours sur la protection et le maintien du Parti [et non sur sa désintégration]. »

« Si Xi Jinping continue à protéger le Parti, il est probable qu’il sera avalé par le hachoir à viande du Parti communiste chinois », a conclu M. Wang.

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