LYON – Une performance terrifiante sur des poulets fait réagir les défenseurs des animaux

Peut-on appeler cela de l’art ? À Lyon, des poulets brûlés vifs en vidéos  suscite des réactions pour les défenseurs de cause animale.

Cette installation nommée « Printemps » ne donne pas les images que l’on pourrait imaginer dans son esprit, telles que des arbres en fleurs, des oiseaux qui chantent, la joie des beaux jours…

Une performance loin de notre imagination

Une vidéo est projetée en boucle sur un mur du musée d’art contemporain (MAC) de Lyon. Elle offre aux visiteurs la possibilité de regarder des poulets vivants, accrochés par les pattes et qui sont brûlés vivants.

L’auteur ? Adel Abdessemed. Depuis l’inauguration de l’exposition  « Antidote » le 8 mars dernier, il se trouve au cœur d’une polémique avec les associations de défense animale. Le musée quant à lui, s’explique dans un communiqué que « le trucage n’a pas engendré de souffrance pour les bêtes ».

Une expérience terrifiante

D’après le Parisien : « Ceci n’est pas de l’art, c’est de la cruauté envers les animaux. Que l’artiste ait utilisé un trucage ou non, les poulets exploités dans la performance d’Adel Abdessemed ont été suspendus à l’envers par des crochets, exhibés à des spectateurs et confrontés à la présence de flammes sur leur corps, une expérience terrifiante et traumatisante pour ces êtres sensibles et intelligents », a réagi l’association Peta.

La fondation Brigitte Bardot réclame des explications

De son côté, la fondation Brigitte Bardot a quant à elle réclamé des explications auprès du musée d’art contemporain de Lyon.

Dans la journée du mardi 12 mars, le MAC a justifié son choix par voie de communiqué. Elle explique que « l’œuvre Printemps est une allégorie de toutes les violences. Notamment celles qui sont infligées aux animaux ».

Le musée indique par ailleurs que « la vidéo a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d’effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d’incendies qui sont sans danger ».

Des poulets soumis aux flammes pendant 3 secondes

Donc, « les animaux n’ont pas souffert », c’est ce qu’affirme l’organisation de l’exposition. « Les poulets de Printemps n’ont été soumis à cet effet de flammes que pendant 3 secondes et sous le contrôle strict des techniciens et de l’artiste pour éviter toute souffrance. Ces 3 secondes ont été ensuite montées en boucle dans un dispositif sonore et visuel qui en accentue la dramatisation ».

Selon le Figaro, l’artiste détaille ainsi sa démarche : « On m’accuse parfois d’être violent et sanguinaire car je montre et dénonce cette violence qui est autour de nous mais personne n’a eu le courage de voir mon travail de près ou d’écouter ma pensée. »

Les œuvres d’Adel Abdessemed font parler d’elles. En 2009, c’était à Turin en Italie qu’étaient diffusées des vidéos de cochons, chèvres, brebis et vaches en train de se faire assommer dans un abattoir.

Une association avait porté plainte contre lui, mais la justice avait permis à l’artiste de maintenir son exposition. À Lyon, le musée entend maintenir l’œuvre malgré la polémique, indique Le Parisien.

 
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