Mains tendues à pattes en détresse

Lorsqu’on pense aux gens qui œuvrent pour la protection des animaux, on pense tout d’abord aux secouristes, aux refuges, aux vétérinaires et aux gens qui adoptent ces animaux en détresse.

Mais en fait, il y a tellement d’autres façons de s’impliquer dans l’aide et la protection aux animaux. C’est ce que Jennifer Cardle, une résidente suisse qui travaille comme cadre à temps plein dans le domaine médical et philanthrope dans l’âme, a fait. Cette jeune femme dynamique consacre son temps libre à sa petite entreprise  « Les Granolas de Jenny » et à son association d’aide aux animaux Auxan. Ce sont deux structures qui s‘imbriquent : les bénéfices de la première venant alimenter les besoins de la seconde. Pas question de ne compter que sur les dons, mais s’investir elle-même pour générer des fonds !

Sa passion : venir en aide aux animaux
Il faut savoir qu’avant de créer sa propre association AUXAN, Jennifer avait déjà plus de 15 ans de bénévolat à son actif pour des œuvres caritatives. Souhaitant aider les animaux abandonnés, elle a utilisé ses compétences et sa créativité pour créer « Les Granolas de Jenny » dont le but est de soutenir AUXAN.

Genève le 10 juin 2018 : événement caritatif pour les chiens errants en Grèce Photo: Jennifer Cardle

Un business model philanthropique
À la suite d’un séjour humanitaire à l’étranger en 2009, Jenny a découvert le « granola », une véritable révélation culinaire ! À son retour, elle a élaboré sa recette « maison ». À la recherche d’un granola naturel, elle a décidé de mettre au point un mélange unique de produits locaux, « sans gluten », à la fois savoureux et croustillant, destiné à tous les amateurs de muesli croquant. Au fil du temps, tout ce travail s’est professionnalisé et a donné naissance à une start-up dans l’alimentaire en 2015.

Voici ce qu’elle nous a confié lors d’une rencontre.

Travail titanesque
Jenny : « Ce projet (Les Granolas de Jenny) a démarré de façon fortuite et informelle en 2012. Tout s’est construit petit à petit. Avec tout ce que j’ai entrepris, j’ai toujours commencé avec une page blanche en autodidacte. Il a fallu que j’apprenne comment créer une association. Comment ouvrir un compte bancaire pour une association, comment gérer tout le côté administratif ou la comptabilité par exemple. L’entreprise, c’est pareil. Il y a le côté production, la distribution, la comptabilité et l’administratif, le site web, le côté marketing, l’événementiel, le packaging. C’est un projet et surtout, c’est une aventure humaine extraordinaire. »

Comment ce projet s’est-il développé ?
Jenny : J’ai découvert le Granola en Afrique du Sud lors de ce premier voyage de bénévolat pour aider des animaux. Une fois de retour, j’ai commencé à expérimenter dans ma cuisine avec les ingrédients pour composer mon propre granola. C’est lors d’un séjour de bénévolat  en Thaïlande pour un refuge d’animaux que j’ai  eu l’idée de vendre mon granola à mon entourage et de donner tous les profits à ce refuge. Ensuite comme mes ventes augmentaient,  j’ai décidé d’externaliser la production.

Lancement du produit
Jenny : C’est lors d’un Congrès tenu au Palais de Beaulieu à Lausanne que j’y ai lancé mon produit. Pour préparer ce lancement, j’ai dû créer 2 sites Internet avec l’aide de mon entourage. Suite à ce Congrès j’ai eu des propositions de distributeurs et un retour très positif des consommateurs et des professionnels. En 2015, je trouve enfin un industriel avec qui je décide de collaborer pour prendre en charge la partie production.

Les Granolas de Jenny : muesli croustillant (Photo : Jennifer Cardle)

Pour le moment, les Granolas de Jenny sont distribués en Suisse, plus particulièrement dans la partie romande de la Suisse, et sont disponibles également dans un point de vente à Paris. Le but est de pouvoir les proposer à plus grande échelle, mais ce ne sera possible qu’avec le soutien de partenaires qui sont séduits par le produit ainsi que par la philosophie de l’entreprise, ses valeurs et ses principes. »

Philosophie de l’entreprise
Jenny : « Aider les autres en proposant quelque chose de bon et de gourmand, aider le consommateur à mieux manger (sans agent conservateur) tout en permettant d’aider la cause animale qui m’est chère. »

Modèle de l’association AUXAN – mains tendues à pattes en détresse
Jenny n’est pas seulement soucieuse de la qualité de ses produits. Son entreprise est créée dans le but caritatif, car tous les profits de ses ventes sont reversés à son association AUXAN.

Jenny avec l’équipe de SOS Animals Kiev en Ukraine, mai 2018 (Photo : Jennifer Cardle)

Jenny confie : « L’idée est de créer une entreprise qui génère des fonds par elle-même pour les verser à mon association à but non lucratif AUXAN, qui a pour mission d’aider les associations d’animaux existantes en fonction de leurs besoins :
1. en payant leurs factures vétérinaires ou alimentaires ;
2. en aidant à l’achat de matériel ou d’équipement pour améliorer les conditions de vie des animaux (clôtures, enclos, chauffage, couvertures, etc.) ;
3. en redistribuant du matériel médical d’hôpitaux recyclé pour permettre de soigner les animaux dans de meilleures conditions ;
4. en mettant en contact des personnes aux structures existantes et des projets avec des intérêts communs. »

Inspiration
Jenny : « Ce projet a été semé d’embûches que j’ai réussi à surmonter. J’ai bien failli abandonner plusieurs fois, mais j’ai pu surmonter beaucoup d’obstacles jusqu’à présent. Cela prouve que tout le monde peut y arriver si on y croit et qu’on est tenace. »

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