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Marseille : un chauffeur de bus passé à tabac pour une histoire de stationnement gênant

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Des bus de la Régie des Transports Marseillais

Photo: RTM garés dans le dépôt de La Capelette le 4décembre 2013. Crédit : BORIS HORVAT/AFP/Getty Images.

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Durée de lecture: 2 Min.

Le 19 juin, un conducteur de la RTM a été violemment pris à partie pendant son service dans le centre-ville de la cité phocéenne.
Les faits se sont déroulées ce mercredi rue Loubon, en début d’après-midi. Un chauffeur de bus de la Régie des Transports Marseillais (RTM) a été sauvagement agressé par un homme alors qu’une voiture garée au milieu de la rue bloquait le passage.
« Une voiture stationnait au milieu de la route et gênait le passage du bus. Le bus s’est arrêté et un homme [qui n’était pas le conducteur de la voiture mal garée ni un passager du bus] est devenu complètement fou à l’extérieur. Il a tapé tout le côté du bus. Le chauffeur s’est réfugié à l’intérieur, un de ses collègues a voulu l’aider. C’est lui qui s’est fait tabasser. Les pompiers ont dû le soigner sur place », a expliqué Bernard Giargolo, secrétaire général du syndicat CGT-RTM, aux journalistes de 20 minutes.
« Les insultes et la violence, c’est notre quotidien »
La direction de la RTM a confirmé l’agression, expliquant que le service de plusieurs lignes de nuit ne serait pas assuré en raison de l’incident. Le syndicat CGT-RTM a en effet rapidement annoncé la mise en place d’une action destinée à perturber le trafic du réseau en faisant rentrer plusieurs bus aux dépôts afin de faire pression sur la direction de la régie pour qu’elle renforce la sécurité des employés. « Ce sera comme ça jusqu’à la prochaine agression. Les insultes et la violence, c’est notre quotidien », a indiqué M. Giargolo.
Après l’agression d’un chauffeur de bus de la ligne 72 entre Bougainville et le Prado qui avait simplement demandé à un passager d’éteindre sa cigarette le 3 juin, le syndicaliste avait déjà dénoncé la hausse de l’insécurité dans les transports en commun marseillais : « C’est usant. Ces agressions, tous les jours… C’est usant. »
« Certains conducteurs se lèvent le matin avec la boule au ventre. Ils doivent prendre des cachets antistress et des anxiolytiques pour aller travailler », soulignait ainsi le secrétaire général de la CGT-RTM.