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Mounir Mahjoubi : d’anciens collègues dénoncent sa gestion des hommes et regrettent « un management par la violence »

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Mounir Mahjoubi photographié pendant une séance de questions-réponses au ministère de l’Économie et des Finances le 21 février 2019 à Paris. Crédit : BERTRAND GUAY/AFP/Getty Images.

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Durée de lecture: 3 Min.

Alors qu’il vient à peine de quitter le gouvernement pour briguer l’investiture LREM dans le cadre des prochaines élections municipales parisiennes, Mounir Mahjoubi a fait l’objet de critiques de la part d’anciens collègues de l’agence de communication BETC où il travaillait avant d’être nommé secrétaire d’État au Numérique. 
Recueillis par le magazine Society, les témoignages des anciens collègues de Mounir Mahjoubi au sein de la prestigieuse agence de publicité brossent un portrait sans concession de l’ancien directeur adjoint de la filiale BETC Digital dont le comportement aurait flirté avec « le harcèlement moral ».
« Il s’appuyait sur des jeunes sans expérience, manipulables et motivés, pour se faire valoir auprès des plus forts. Il n’était là ni pour les clients ni pour l’agence, mais pour construire son image personnelle », explique un de ses ex-collaborateurs.
« Il mettait une pression inimaginable. Au bout d’un moment, j’avais la nausée en venant au travail », ajoute une ancienne subalterne.
À en croire les confidences d’un autre employé de BETC, ce ne serait pas moins de « dix personnes » qui auraient « été traumatisées par Mahjoubi » pendant son passage au sein de l’agence de publicité. « J’avais l’impression qu’il voulait que tout le monde souffre autant qu’il a pu souffrir dans sa vie, surtout les plus faibles », poursuit cet ancien collègue.
« L’impression que ça peut être un moteur incroyable »
Nommé responsable numérique de la campagne d’Emmanuel Macron en janvier 2017, le trentenaire se serait de nouveau distingué dans le cadre de son engagement auprès du futur président.
Un de ses collaborateurs à l’époque n’hésite ainsi pas à pointer du doigt sa façon de traiter ses subalternes, parlant d’« un management par la violence ».
« Sa grande spécialité, c’était de s’attribuer le mérite des notes faites par des experts bénévoles. ‘Je me suis permis de faire une petite analyse’, c’est ça qu’il disait à Macron alors que tout le monde savait que ce n’était pas de lui », confie l’ex-compagnon de route.
Des critiques que Mounir Mahjoubi justifie en mettant en avant les notions d’exigence et de dépassement.
« Cela me fait du mal si j’ai pu faire du mal. Mais ceux pour qui ça permet de se dépasser, j’ai l’impression que ça peut être un moteur incroyable », conclut le candidat à la mairie de Paris.
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