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Pitié-Salpêtrière: « Je n’aurais pas dû employer le terme ‘attaque' », mais « intrusion violente » dit Christophe Castaner

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Photo: GERARD JULIEN/AFP/Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière lors du défilé du 1er mai, un incident qualifié d' »attaque » par le ministre de l’Intérieur, dont la version a été battue en brèche jeudi par des témoignages et des vidéos visibles sur les réseaux sociaux, suscitant de vives critiques contre le gouvernement.
Geste « totalement irresponsable » pour le Premier ministre Edouard Philippe, « exaction » inédite, « inqualifiable » pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn… Les condamnations se sont succédé après l’intrusion de certains manifestants dans l’établissement du XIIIe arrondissement. « On a attaqué un hôpital » et « agressé son personnel soignant », a tweeté M. Castaner mercredi.

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Mais depuis, la vidéo d’un des soignants du service de réanimation, relayée sur Facebook, est venue contredire la version d’une attaque et appuyer celle d’un mouvement de panique avancée par plusieurs témoins.
Elle montre des manifestants fuyant vers des soignants postés sur une passerelle qui dessert la sortie de secours du service de réanimation, alors que des policiers entrent dans le site. Après s’être repliés dans le bâtiment, les soignants bloquent la porte tandis que les premiers manifestants arrivés sur la passerelle tirent sur la poignée.
Ils sont une vingtaine au total, parmi lesquels quelques « gilets jaunes », pour certains âgés, à qui les soignants expliquent pourquoi ils ne peuvent rentrer. Au bout d’une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.
« Accepter de revenir sur ses mots, ça ne me pose aucun problème »
« Je n’aurais pas dû employer le terme ‘attaque' » après l’irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a reconnu vendredi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, après plus de 24 heures de polémique.

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Le ministre a estimé qu’il aurait dû lui préférer le terme « intrusion violente », évoqué devant lui par des responsables de l’hôpital parisien. « Accepter de revenir sur ses mots, ça ne me pose aucun problème », a-t-il poursuivi, lors d’une conférence de presse en marge d’une visite à Toulon.
Le parquet de Paris a indiqué en début de soirée jeudi que les 32 gardes à vue ordonnées dans le cadre de l’enquête sur cette intrusion avaient été levées. Les investigations se poursuivent « afin de faire la lumière sur toutes les circonstances de l’intrusion au sein de l’établissement« , a ajouté le parquet.
Epochtimes.fr avec AFP