Pour Marine Le Pen, « les migrants, c’est comme les éoliennes »

Invitée de l’émission de l’émission Le Grand Jury ce dimanche sur RTL, Marine Le Pen est revenue sur la politique de Matteo Salvini en matière d’immigration.

La lune de miel se poursuit entre Matteo Salvini et Marine Le Pen. Alors qu’elle vient à peine de rencontrer le ministre de l’Intérieur italien à Paris le 5 avril, la présidente du Rassemblement national (RN) a de nouveau loué les résultats obtenus en matière d’immigration par l’homme fort de la Ligue du Nord.

« Les migrants, c’est comme les éoliennes : tout le monde est d’accord pour qu’il y en ait, mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui […] Eh bien, je considère avec Matteo Salvini qu’il faut arrêter l’immigration ! », a expliqué Mme Le Pen sur le plateau du Grand Jury.

« Je suis parfaitement opposée, contrairement aux Républicains […] à la relocalisation forcée des migrants dans des pays qui ne souhaitent pas les accueillir. Nous devons maîtriser nos frontières nationales », a-t-elle poursuivi.

À un peu plus d’un mois des élections européennes, et alors que l’immigration semble être le sujet le plus important pour les Français, la benjamine de Jean-Marie Le Pen a affirmé qu’il fallait s’inspirer de la politique menée par M. Salvini depuis son arrivée au pouvoir en Italie le 1er juin 2018.

« Depuis qu’il n’accepte plus les débarquements de migrants en Italie, le nombre de débarquements a chuté de manière spectaculaire. Ce sont maintenant les Espagnols qui les récupèrent. De surcroît, il a réussi à obtenir quelque chose qui devrait réjouir tous les humanistes : la baisse de moitié du nombre de morts en Méditerranée au large de l’Italie. »

« C’est la politique qu’il faut mettre en œuvre et pour la mettre en œuvre, il faut changer radicalement de vision sur l’immigration. Il faut que les embarcations soient arraisonnées, que les migrants soient mis en sécurité et ramenés dans leurs ports d’origine et non pas ramenés sur les rives de l’Europe où, évidemment, ils s’égayent et ils restent, même s’ils n’ont pas obtenu le droit d’asile », conclut la présidente du RN.

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