Vous pouvez améliorer votre puissance cérébrale à travers vos rêves : 6 découvertes scientifiques faites dans les rêves

Tout le monde rêve entre 3 et 6 fois par nuit, chaque rêve dure entre 5 et 20 minutes. Vous ne vous souvenez peut-être pas d’avoir rêvé parce qu’environ 95 % des rêves sont oubliés lorsqu’une personne sort de son lit. Bien que l’on ignore encore beaucoup de choses sur les rêves, les chercheurs ont émis l’hypothèse, en se basant sur des données factuelles et de nouvelles méthodes de recherche, qu’une des fonctions du rêve est d’aider à développer les capacités cognitives. Voici six exemples de découvertes ou d’inventions que les scientifiques ont faites dans leurs rêves :

1. Albert Einstein et la vitesse de la lumière

Illustration (F Schmutzer/Domaine public, NASA/JPL-Caltech)

« Einstein a dit que toute sa carrière était une méditation prolongée sur un rêve qu’il avait eu quand il était adolescent », a expliqué le révérend John W. Price dans une entrevue avec John H. Lienhard, professeur émérite de génie mécanique et d’histoire à l’Université de Houston, à l’émission radio Engines of Our Ingenuity (les machines que nous avons créées avec notre ingéniosité).

« Il rêvait qu’il descendait une pente abrupte et enneigée en traîneau et, comme il s’approchait de la vitesse de la lumière dans son rêve, les couleurs se fondaient toutes en une seule. Il a passé une grande partie de sa carrière, inspiré par ce rêve, à penser aux phénomènes qui se produisent à la vitesse de la lumière. »

2. Dmitri Mendeleev et le tableau périodique

Dmitri Mendeleev et le tableau périodique (Humdan/Shutterstock, Unknown/Wikimedia Commons)

Dmitri Mendeleev (1834-1907) voulait organiser les 65 éléments connus. Il savait qu’il y avait un modèle à discerner, et cela avait quelque chose à voir avec le poids atomique, mais le modèle restait insaisissable. Puis Mendeleev raconta plus tard : « Dans un rêve, j’ai vu une table où tous les éléments tombaient en place comme il se doit. En me réveillant, je l’ai immédiatement écrit sur un bout de papier. » Les paroles de D. Mendeleev ont été citées dans On the Question of Scientific Creativity (Sur la question de la créativité), du chimiste russe B.M. Kedrov.

C’est ainsi que le tableau périodique a été formé. L’arrangement qu’il voyait dans son rêve était si précis qu’il révélait même que certains éléments avaient été mal mesurés ; ils étaient placés dans son tableau périodique en fonction de leur poids atomique, qui n’était même pas encore connu.

3. Niels Bohr et le modèle atomique 

Niels Bohr et le modèle atomique (AB Lagrelius & Westphal/Wikimedia Commons, Sergey Nivens/Shutterstock)

« Niels Bohr [1885-1962] rapporte qu’il a développé le modèle de l’atome en se basant sur un rêve où il se tenait assis sur le soleil avec toutes les planètes sifflant autour sur de petites cordes », selon un article intitulé « Pillow-Talk : Seamless Interface for Dream Priming Recalling and Playback » (Interface pour l’amorçage de la mémoire et la reproduction des rêves), par Edwina Portocarrero au Massachusetts Institute of Technology (Institut de technologie de l’information : MIT) et co-auteurs.

4. Elias Howe, la machine à coudre

Elias Howe et la machine à coudre (Southwarth and Hawes, Inconnu/Wikimedia Commons)

Elias Howe (1819-1867) se voit souvent attribuer l’invention de la machine à coudre, bien qu’en réalité, il ait considérablement amélioré les modèles précédents et obtenu le premier brevet américain pour une machine à coudre utilisant la technique du point noué. Il s’agit d’un développement majeur dans la création de la machine à coudre moderne. Cependant, avant qu’une percée ne vienne à lui dans un rêve, il était coincé sur le problème de l’endroit où placer le chas de l’aiguille.

Son rêve est consigné dans une histoire de famille intitulée « The Bemis History and Genealogy » (l’histoire et la généalogie de Bemis ») : qui est comme un récit, en grande partie, fait par les descendants de Joseph Bemis de Watertown, Massachusetts :

« Il a failli se mettre à mendier avant de découvrir où devait se trouver le chas de l’aiguille de la machine à coudre. (…) Son idée originale était de suivre le modèle de l’aiguille ordinaire, et d’avoir l’œil au talon. Il ne lui est jamais venu à l’esprit qu’elle devait être placée près de la pointe, et il aurait pu échouer complètement s’il n’avait pas rêvé qu’il construisait une machine à coudre pour un roi primitif dans un pays étranger.

« Tout comme dans son expérience dans la réalité, il était perplexe à propos du chas de l’aiguille. Il pensait que le roi lui donnait vingt-quatre heures pour terminer la machine et la faire coudre. Si ce n’était pas fini dans ce délai, la mort serait la punition. Elias a travaillé et travaillé, et perplexe, a finalement abandonné. Puis il a pensé qu’il avait été enlevé pour être exécuté.

« Il a remarqué que les guerriers portaient des lances percées près de la tête. Immédiatement est venue la solution à son problème, et pendant que l’inventeur demandait du temps, il s’est réveillé. Il était 4 heures du matin.

« Il sauta du lit, courut à son atelier et, à 9 h, une aiguille avec un chas à la pointe avait été modelée grossièrement. Après ça, tout s’est déroulé avec facilité. »

5. Friedrich August Kekulé et la structure moléculaire du benzène

Friedrich August Kekulé et la structure moléculaire du benzène (Inconnu/Wikimedia Commons, Modella/Shutterstock)

Friedrich August Kekulé (1829-1896) a développé une théorie structurelle en chimie (liée à l’ordre de liaison des atomes dans une molécule) qui faisait partie intégrante du développement de la chimie organique. En somnolant dans un autobus, une vision qui a servi de point de départ à cette théorie lui est apparue, telle que documentée dans « Serendipidty, Accidental Discoveries in Science » ( Sérendipité, découvertes accidentelles dans la science) de Royston M. Roberts :

« Je revenais avec le dernier bus, placé en dehors comme d’habitude, à travers les rues désertes de la ville. (…) Je suis tombé dans une rêverie, et voici, les atomes jouaient devant mes yeux. Chaque fois que, jusqu’à présent, ces petits êtres m’étaient apparus, ils avaient toujours été en mouvement. Maintenant, cependant, j’ai vu comment, fréquemment, deux atomes plus petits s’unissaient pour former une paire ; comment un plus grand embrassait les deux plus petits ; comment les plus grands encore tenaient trois ou même quatre des plus petits, tandis que le tout tourbillonnait dans une danse vertigineuse. J’ai vu comment les plus grands formaient une chaîne, traînant les plus petits après eux, mais seulement aux extrémités des chaînes. …Le cri du conducteur, ‘ Clapham Road’, m’a réveillé de mon rêve ; mais j’ai passé une partie de la nuit à mettre sur papier au moins des croquis de ces formes oniriques. »

6. Dr Otto Loewi et la neuroscience

Dr Otto Loewi Neuroscience (Inconnu/Wikimedia Commons, Yurchanka Siarhei/Shutterstock)

Le Dr Otto Loewi, considéré comme le « père des neurosciences », avait une théorie selon laquelle il pourrait y avoir une transmission chimique de l’impulsion nerveuse. Mais il ne voyait pas comment le prouver.

En 1920, il fait deux rêves au cours de deux nuits consécutives où le projet d’une expérience pour prouver sa théorie lui apparaît, selon la BBC. Cela l’a amené sur un parcours qui lui a valu le prix Nobel de médecine en 1936.

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