Le président Donald Trump déclare une urgence nationale pour la corruption et les abus des droits de l’homme mondiaux

Le président Donald Trump a déclaré une urgence nationale le 21 décembre en réponse aux graves abus des droits de l’homme et la corruption à travers le monde.

Dans son ordre exécutif, le président des États-Unis indique que les abus des droits de l’homme et la corruption « ont atteint un degré tel qu’ils menacent la stabilité de la politique internationale et des systèmes économiques ».

« Je déclare ainsi une urgence nationale pour traiter cette menace », a exprimé Donald Trump.

La mesure autorise le gel des biens, sous la juridiction des États-Unis, des étrangers ayant commis de graves abus des droits de l’homme ou de la corruption. Ces possesseurs de biens se trouvant pour la plus grande partie en dehors des États-Unis. 

L’ordre exécutif vise également les étrangers et les citoyens des États-Unis ayant soutenu, parrainé ou ayant fourni une aide financière ou matérielle aux étrangers ayant commis ces crimes. 

Les individus visés seront identifiés par le département du Trésor en consultation avec le secrétaire d’État et le procureur général des États-Unis.

L’ordre exécutif vise les individus, les entités légales et les officiels du gouvernement.

Cette mesure permettra effectivement aux États-Unis de réprimer les réseaux criminels internationaux engagés dans des abus des droits de l’homme, comme les trafics d’enfants.

L’ordre exécutif permet aussi aux États-Unis de viser des individus à l’intérieur de régimes ayant commis des abus des droits de l’homme, comme en Chine ou en Corée du Nord. 

« Les abus des droits de l’homme et la corruption minent les valeurs qui forment la fondation essentielle de sociétés stables, sécurisées et fonctionnelles ; qui ont des impacts dévastateurs sur les individus ; qui fragilisent des institutions démocratiques ; qui dégradent l’État de droit, qui perpétuent de violents conflits armés ; qui facilitent les activités personnes dangereuses ; et qui minent des marchés économiques », écrit Trump dans l’ordre exécutif. 

Tandis qu’il n’est pas encore connu de quelle étendue sera l’urgence nationale, 13 individus ont déjà été identifiés comme de graves abuseurs des droits et des acteurs de la corruption.

De plus, le département du Trésor rapporte avoir identifié 39 individus et entités affiliées grâce cette nouvelle mesure.

Parmi ceux initialement visés par les sanctions se trouve Gao Yan qui étant le directeur de la branche de Chaoyang du Bureau de sécurité publique de Pékin. Durant le mandat de Gao Yan, l’activiste des droits de l’homme Cao Shunli est mort en détention en mars 2014.

« Cao est tombé dans le coma et est mort d’une défaillance d’organe, son corps montrait des signes de sous-alimentation et de négligence », rapporte le département du trésor dans une publication.

La Chine a vu des abus de droits de l’homme courants au cours des années. Parmi eux se trouvent la persécution des pratiquants de la discipline spirituelle du Falun Gong.

En juin 2016, la Maison Blanche a passé une résolution exprimant son inquiétude sur « les rapports persistants et crédibles de prélèvement d’organes systématiques soutenus par l’État sur des prisonniers de conscience non consentants en Républiques populaire de Chine, comprenant un grand nombre de pratiquants du Falun Gong et des membres d’autres groupes religieux et ethniques minoritaires ».

Les officiels impliqués dans ces abus pourraient maintenant être visés par cette mesure d’urgence nationale américaine.

Cela comprend aussi Mukhtar Hamid Shah, un chirurgien pakistanais spécialisé dans les transplantations de reins que la police pakistanaise pense être impliqué dans le kidnapping, le prélèvement ainsi que le trafic d’organes humains.

Une liste complète des individus visés peut être trouvée ici.

Version anglaise

 
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