Les relations américano-russes « au bord de la rupture » suite aux commentaires de Joe Biden

Le président américain Joe Biden répond aux questions après avoir fait des remarques sur l'invasion militaire " non provoquée et injustifiée " de l'Ukraine par la Russie dans la salle Est de la Maison Blanche, le 24 février 2022 à Washington, DC.
Photo: par Drew Angerer/Getty Images
Le ministère russe des Affaires étrangères a fait savoir à l’ambassadeur américain à Moscou que les récents commentaires du président américain Joe Biden sur le président russe Vladimir Poutine avaient mis à mal les relations entre les deux pays, désormais « au bord de la rupture ».
La semaine dernière, Biden a qualifié le dirigeant russe de « criminel de guerre » suite à l’invasion de l’Ukraine, ce qui lui a valu une condamnation par le ministère russe des Affaires étrangères le 21 mars. Plusieurs autres responsables de la Maison Blanche, dont le secrétaire à la défense Lloyd Austin, ont utilisé une rhétorique similaire au cours du week‑end dernier.
Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré à l’ambassadeur John Sullivan que « de telles déclarations de la part du président américain, qui sont indignes d’un homme d’État d’un rang aussi élevé, placent les relations russo‑américaines au bord de la rupture », selon un communiqué.
Le ministère a également déclaré que « les actions hostiles menées contre la Russie feront l’objet d’une riposte décisive et ferme », selon le communiqué. Dans le même temps, le ministère a déclaré à M. Sullivan qu’il exigeait des « garanties » quant au « bon fonctionnement » des ambassades et consulats russes aux États‑Unis.
Le 21 mars, les pays de l’Union européenne ont également accusé les forces armées russes de commettre des crimes de guerre en Ukraine. Mais il semble peu probable qu’ils puissent imposer de nouvelles sanctions à Moscou, malgré la clameur qui s’élève à travers l’Europe pour que les responsables de ces attaques contre des civils puissent être amenés à rendre des comptes.
La Cour pénale internationale, dont le siège est aux Pays‑Bas, a déclaré qu’elle était en train de recueillir des éléments de preuve concernant d’éventuels crimes de guerre en Ukraine, mais la Russie, tout comme les États‑Unis, ne lui reconnaît aucune compétence.

Une vue rapprochée d’un bâtiment détruit à Marioupol, en Ukraine, le 20 mars 2022. (AP/Screenshot via Epoch Times)
Les sanctions internationales ont coupé la Russie du système financier mondial. Toutefois, l’Europe, qui est le principal client énergétique de la Russie, a fait une exception pour le gaz et le pétrole russes.
De grandes entreprises internationales ont déclaré qu’elles ne comptaient pas réaliser d’opérations commerciales en Russie et qu’elles renonceraient à tout nouvel investissement dans ce pays, en raison du conflit.
Plus tôt dans la journée, des responsables ukrainiens ont rejeté les appels lancés par la Russie aux troupes présentes dans la ville assiégée de Marioupol pour qu’elles déposent les armes et se rendent. Le ministère russe de la Défense a déclaré que les autorités de Marioupol pourraient être traduites devant un tribunal militaire si elles se rangeaient du côté des forces nationalistes ukrainiennes, a rapporté l’agence de presse nationale russe RIA Novosti.
« Il ne peut être question d’une quelconque reddition, ni de déposer les armes », a déclaré le vice‑premier ministre ukrainien Iryna Vereshchuk au média Ukrayinska Pravda.
Selon les Nations unies, près de 3,4 millions de personnes ont été contraintes de fuir l’Ukraine depuis le 24 février. L’ONU a confirmé la mort de plus de 900 civils, mais a déclaré que le nombre réel de victimes était probablement beaucoup plus élevé. Les estimations du nombre de morts russes varient.
Les responsables du département d’État américain n’ont pas répondu à une demande de commentaire à l’heure de la mise sous presse.
L’Associated Press a contribué à cet article.

Jack Phillips est journaliste à The Epoch Times, basé à New York.
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