Rentrée scolaire : expérience d’une mère de 15 enfants

2 septembre 2015 01:42 Mis à jour: 12 septembre 2018 17:41

En tant que mère de 15 enfants, Johanne Guénette a vécu beaucoup de rentrées scolaires. Alors que cette période signifie stress et tensions pour certains parents, Mme Guénette est très sereine lorsque Epoch Times la joint au téléphone en cette veille du retour en classe. Elle partage ici quelques expériences qui expliquent pourquoi elle peut affirmer que « les rentrées sont toujours merveilleuses ».

La première fois qu’elle a pris l’autobus, j’ai pleuré ; mais après ça, je me suis adaptée.

Dans la famille Guénette-Champagne, la rentrée est attendue : autant les enfants en âge d’aller à l’école sont contents lorsqu’arrive la fin de l’année scolaire, autant ils ont hâte de retourner à l’école et de retrouver leurs amis lorsque celle-ci recommence.

Pour la mère de famille, les rentrées se ressemblent toutes un peu. La seule qui se démarque a été la toute première journée d’école de sa fille aînée, aujourd’hui âgée de 25 ans. « La première fois qu’elle a pris l’autobus, j’ai pleuré ; mais après ça, je me suis adaptée », assure Mme Guénette.

Comment faire pour que le début de l’année scolaire se passe toujours aussi bien ? Comme vous pouvez vous en douter, la mère de cette famille nombreuse a développé plusieurs astuces au fil des ans. Chaque année, elle repense sa méthode de fonctionnement pour l’optimiser et améliorer ce qui va moins bien.

Par exemple, les repas du midi sont toujours préparés la veille au soir, puis les sacs-repas sont placés dans le deuxième réfrigérateur. Ainsi, c’est moins la cohue le matin à l’heure du petit-déjeuner, un moment où il faut également s’occuper des bébés.

De la même manière, toutes les affaires dont les enfants vont avoir besoin pour leur journée d’école sont vérifiées la veille au soir, pour être certain qu’il ne manquera pas une paire de mitaines au moment du départ. Comme les jeunes ne sont pas toujours à l’ordre, il faut évidemment que tout soit bien planifié et classé. Quand il y a plusieurs enfants, il est nécessaire d’être encore mieux organisé.

Entraide

Cette année chez les Guénette-Champagne, une petite fille fait son entrée en maternelle. Il n’y a pas d’inquiétude ni chez la petite ni chez sa mère. En effet, quelques jours avant le début des classes, ses aînées – principalement des filles, puisque 13 des 15 enfants sont des filles – s’organisent déjà entre elles pour décider laquelle l’accompagnera dans sa classe.

Pour les premiers enfants, c’était évidemment à la mère que revenait le rôle de les accompagner pour être sûre qu’ils savaient où aller, comment cela fonctionnait, etc. Mais quand les plus vieux sont là, ils s’occupent des autres et tu n’as aucune inquiétude à avoir, se réjouit Johanne Guénette. De la même manière, les plus grandes sont toujours prêtes à intervenir s’il y a le moindre petit problème avec les plus jeunes.

Tu es capable. Ne te laisse pas intimider. Toi, tu es une Champagne, tu es faite forte et tu vaux quelque chose.

Intimidation ?

Avec autant d’enfants, il est surprenant d’apprendre que cette famille n’a jamais connu de cas d’intimidation à l’école. Il faut dire que la mère de famille reconnaît que sa réalité – une belle réalité, qui n’est pas stressante – est bien différente de celle des familles montréalaises dont les enfants vont dans de grosses écoles. À l’école primaire de la petite municipalité de l’Abitibi, il y a moins de 200 élèves inscrits.

Mme Guénette travaille beaucoup sur le renforcement positif de ses enfants tout au long de l’année : « Tu es capable. Ne te laisse pas intimider. Toi, tu es une Champagne, tu es faite forte et tu vaux quelque chose », leur répète-t-elle régulièrement. Résultat ? Ils ont tous une grande estime d’eux-mêmes et une certaine fierté d’être qui ils sont.

Autres problèmes ?

Dans cette famille atypique, si quelque chose ne va pas chez un des enfants, on ne laisse pas le problème s’envenimer, mais on s’organise pour le régler sans attendre.

Cela a l’air simple, cependant, comment est-il possible de déceler qu’un événement a eu lieu dans la vie d’une des filles pendant sa journée d’école, lorsqu’il y a tant de monde dans la maison ? La mère est toujours très à l’écoute de tous les signes révélateurs d’un problème : l’un des enfants est plus violent, ou agressif verbalement, ou encore bougonne en faisant ses devoirs.

L’intervention est immédiate, Johanne Guénette va sonder : « Toi, ça ne va pas. Il y a eu quelque chose à l’école qui ne s’est pas bien passé et je n’aime pas ça. » Ou bien elle va s’asseoir avec l’enfant qui n’arrive pas à faire ses devoirs pour voir ce qu’il ne sait pas faire.

Il n’y a pas de problème ! Il y a toujours juste des solutions !  

Dédramatiser les problèmes et apporter des solutions fait partie de l’emploi du temps quotidien de la mère de famille. Par exemple, lorsqu’un enfant est stressé parce que sa classe s’est terminée un peu plus tard qu’à l’habitude et qu’il a failli manquer l’autobus scolaire, elle lui rappelle qu’il est à seulement 12 minutes de marche de la maison et qu’il peut l’appeler et elle ira le chercher si ça ne va vraiment pas.

Secret d’une rentrée réussie

Cette famille nombreuse a rapidement développé, dès les premières années, une routine pour préparer un retour en classe facile et en douceur : deux semaines avant le grand jour, tout le monde se couche plus tôt. Pour que les enfants aient envie de se coucher le soir, il est important de les réveiller dès 7 h 30 chaque matin pendant cette période. Selon cette mère d’expérience, le sommeil est primordial pour assurer un meilleur apprentissage ainsi qu’une bonne transition entre le temps des vacances et celui de l’école.

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