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Retour en France de la fille d’une djihadiste lilloise emprisonnée en Irak : « Un grand jour » pour sa grand-mère

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Une islamiste de Daesh ayant fui la ville de Baghouz en Syrie avec ses enfants est photographiée le 27 février 2019 alors qu’elle attend d’être examinée et interrogée par les soldats des Forces démocratiques syriennes (FDS). Photo d’illustration. Crédit : DELIL SOULEIMAN/AFP/Getty Images.

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Durée de lecture: 4 Min.

Âgée de 3 ans et demi, la fille de la djihadiste française Djamila Boutoutaou vient d’être rapatriée dans l’Hexagone après que sa grand-mère a imploré l’aide du gouvernement pendant des semaines.
Originaire de Lille, Djamila Boutoutaou est partie en Syrie en 2016 en compagnie de son mari qui sera tué au combat après avoir rejoint les rangs de l’État islamique (EI). Le couple avait emmené ses deux enfants : Abdallah – âgé de 4 ans à l’époque, il sera tué dans des bombardements quelques mois après son arrivée – et Khadija, qui avait à peine 4 mois.
Jugée en Irak en 2018, la jeune femme de 29 ans avait affirmé que son mari l’avait forcée à rejoindre Daesh, déniant toute responsabilité. Elle avait finalement été condamnée à la prison à perpétuité en avril avant d’être emprisonnée à Bagdad.
Le 27 mars dernier, sa fille Khadija a été rapatriée en France où elle a été confiée aux services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
« Ma petite-fille de 3 ans et demi est enfin sur le sol français après plus d’un an en prison », s’est réjouie Saïda Boutoutaou, sa grand-mère, qui n’avait pas hésité à en appeler à Emmanuel Macron pour accélérer le retour de Khadija. « C’est un grand jour », a-t-elle ajouté.

Le 27 février 2019, à proximité de la ville de Baghouz, dans le nord-est de la Syrie, des femmes de djihadistes de l’État islamique (EI) font la queue avec leurs enfants en attendant d’être fouillées par les troupes de la coalition arabo-kurde appuyée par Washington. Crédit : DELIL SOULEIMAN/AFP/Getty Images.

« Je pense à ma fille qui est toujours en prison là-bas »
Mise au courant du retour de l’enfant par le ministère des Affaires étrangères, Saïda Boutoutaou a expliqué à l’AFP qu’elle était à la fois « heureuse » et « déchirée ».
« Je pense à ma fille qui est toujours en prison là-bas. Ce qu’elle a fait, signer des papiers pour le rapatriement de sa fille, c’est très courageux. J’ai mal au cœur pour elle, je ne l’abandonnerai pas. Je ne sais pas quand je pourrai voir la petite, j’espère au plus vite », a-t-elle expliqué.
« Je vais me battre pour que le gouvernement comprenne que cette petite fille a besoin de sa maman », poursuit Saïda Boutoutaou.
Si la grand-mère de Khadija pourra lui rendre visite dans la famille d’accueil où elle sera placée, elle devra entamer des démarches pour obtenir l’autorisation de l’accueillir chez elle indique franceinfo.
Il y a une quinzaine de jours, Lydie et Patrice Maninchedda, parents de Julie Maninchedda, une ancienne étudiante lilloise partie avec son second mari faire le djihad en Syrie où elle trouvera la mort fin 2018, avaient également réussi à faire revenir leurs trois petits-enfants – Obeïda (1 an), Amar (3 ans) et Saleh (5 ans) – en France après avoir lancé un appel au président de la République en ce sens. Deux autres fillettes de djihadistes français avaient été rapatriées au même moment.
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