Shinzo Abe a-t-il été assassiné par un agent recruté par le régime chinois ?

C’est ce qu’affirme un dissident chinois basé en Australie
Par Mathieu Sirvins
14 août 2022 07:56 Mis à jour: 14 août 2022 16:10

Jennifer Zeng est journaliste et présente sur Youtube l’émission « Inconvenient Truths »  (« Des vérités qui dérangent »). Elle anime également son propre site Internet, afin d’offrir des informations « authentiques, rapides et non censurées » qui proviennent directement de l’intérieur de la Chine, ainsi qu’une analyse et un aperçu approfondis des affaires courantes et de la politique chinoise.

Jusqu’en 1996, Jennifer travaillait comme chargée de recherche au Centre de Recherche sur le Développement du Conseil d’État du régime chinois (l’organe de recherche et de conseil en politique gouvernementale le plus élevé en Chine).

Ensuite, elle a travaillé à l’Investment Consulting Company de Tsinghua Unigroup en tant que consultante et directrice de son Département d’Investissement jusqu’en 2000.

Suite aux tortures qu’elle a subies une année durant, dans le camp de travail pour femmes de Pékin pour avoir pratiqué le Falun Gong, une ancienne méthode spirituelle de la tradition bouddhiste, qui est persécutée par le régime chinois depuis 1999, Jennifer Zeng a décidé de quitter la Chine en 2001.

Depuis, elle travaille dans les médias en tant que journaliste, rédactrice, directrice de l’information, productrice, etc.

Récemment, Jennifer Zeng a publié la transcription d’une vidéo de Yuan Hongbing, un dissident chinois qu’elle a connu lorsqu’elle vivait en Australie.

Ce dernier est un ancien directeur de l’École de droit procédural pénal de l’Université de Pékin. D’après les sources de Yuan en Chine continentale, Shinzo Abe a été exécuté par un agent recruté par le régime chinois, et une liste de 52 noms de personnalités à exécuter aurait été dressée par une unité spéciale du régime chinois, ceci dans le but de créer un chaos et une pression de plus en plus forte sur Taïwan.

Nous avons interviewé Jennifer Zeng pour en savoir plus.

Dans une vidéo, vous discutez des déclarations de Yuan Hongbing, un dissident chinois. Pouvez-vous commencer par nous dire qui est Yuan Hongbing ?

Yuan Hongbing est un dissident chinois que j’ai connu en Australie.

Pendant la Révolution culturelle, Yuan avait été envoyé à la campagne pour y être rééduqué. Après le rétablissement des examens d’entrée à l’université, il s’était inscrit à l’Université de Pékin pour étudier le droit. Il a ensuite dirigé l’École de droit procédural pénal de l’Université de Pékin.

Lors du massacre de la place Tiananmen en 1989, Yuan a créé l’Association de soutien aux professeurs de l’Université de Pékin, une organisation politique de soutien au mouvement étudiant qui a entrainé sa surveillance par le régime.

En 1994, il a été détenu par les autorités gouvernementales et forcé de quitter Pékin.

Yuan s’est exilé dans la province reculée de Guizhou à partir de ce moment pour devenir doyen de la faculté de droit de l’Université normale de Guizhou alors qu’il était sous garde.

En 2004, Yuan et son assistant, Zhao Jing, se sont rendus en Australie et, le 28 juillet, ils ont demandé l’asile politique.

En 2009, Yuan a publié son livre Taiwan Disaster, un récit très critique de la société et de la politique taïwanaises contemporaines et a détaillé son point de vue sur le rôle du régime chinois dans la poursuite de l’unification à Taïwan.

En octobre 2013, il a publié le livre Assassination of the Buddha–the Truth of the Death of His Holiness the 10th Panchen Lama à Taipei. Le livre, co-écrit avec Lhade Namloyak, poète et chercheur tibétain, dévoile ce qu’il prétend être un complot du régime chinois : l’assassinat par le Parti communiste chinois (PCC) de Choekyi Gyaltsen, 10ème Panchen Lama.

Qu’ont révélées les sources de Yuan au sujet de l’assassinat de Shinzo Abe ?

Dans une vidéo diffusée le 16 juillet sur sa chaîne Youtube, Yuan affirme que, selon ses sources provenant de Chine continentale, l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais Abe relève d’une opération d’un membre secret du PCC au Japon, via le « programme des opérations spéciales » lancé par le Département de Liaison Internationale du PCC, dirigé par l’homme de main de Xi Jinping, Liu Jianchao.

Liu a également présenté une liste de 52 noms de personnes taïwanaises à assassiner, parmi lesquels le vice-président William Lai et 8 magistrats. Et cette campagne d’assassinats de masse fait partie du plan global du PCC visant à s’emparer de Taïwan par la force. L’Australie et l’Inde sont aussi sur la liste du plan du PCC.

Pourquoi le régime chinois aurait-il fait assassiner Shinzo Abe, d’après les informations de Yuan ?

La motivation derrière cette « action spéciale » du PCC contre Abe est liée au fait que non seulement Abe avait mis en avant le principe stratégique décrétant que « toute situation d’urgence pour Taïwan, devenait une situation d’urgence pour le Japon » , mais il avait également fortement soutenu et activement promu la formation du « Quad » entre les États-Unis, le Japon, l’Inde et l’Australie pour contrer la stratégie tyrannique du PCC, qui cherche à se saisir de la liberté dont jouit Taïwan et à promouvoir l’expansion mondiale du totalitarisme communiste.

Une autre raison est qu’Abe aurait pu conduire efficacement la promulgation d’une version japonaise de la Loi sur les Relations avec Taïwan, de sorte que le principe stratégique selon lequel « toute situation d’urgence pour Taïwan devenait une situation d’urgence pour le Japon » se matérialise dans une forme juridique concrète.

Le Département International du Parti Communiste a lancé un programme d’opérations spéciales, avec pour mission pour les membres secrets du parti communiste développés au Japon, d’agir comme des assassins pour tuer Abe.

Selon les membres des familles des « princes » du PCC qui font actuellement l’objet d’une purge, l’information ci-dessus a été initialement divulguée par Zeng Baobao, la nièce de Zeng Qinghong. (Zeng Qinghong est l’ancien vice-président de la Chine et ennemi juré de Xi Jinping).

Cependant, toutes les autres sources d’information indiquent que la piste incriminant le PCC dans le meurtre d’Abe et divulgués par Zeng Baobao, n’est pas une simple rumeur, mais a au contraire une forte probabilité d’être vraie.

Le Zhonglianbu (中联部) est une abréviation pour le Département International du Comité Central du PCC. Dans les années 1980, le ministère de la Sécurité d’État [de Chine] a été formé. À partir de ce moment, le rôle du Département International a commencé à s’affaiblir.

Toutefois, depuis la prise du pouvoir par Xi Jinping en 2012, non seulement les fonctions du Département International ont été rétablies et renforcées, mais leur champ d’action a également été élargi.

Lors de sa création, la principale fonction du Département était de superviser la discipline et la diplomatie des partis dans le monde entier, en se concentrant sur le développement des relations avec les communistes, les partis ouvriers et les partis sociaux-démocrates dans divers pays.

Après le 19e Congrès du Parti communiste, avec les directives et l’approbation personnelle de Xi Jinping, le Département International a créé deux nouveaux départements opérationnels : le Comité International, qui s’est concentré sur le développement des membres secrets du PCC dans les pays clés, tels que le Japon, l’Inde et les pays d’Asie du Sud-Est, et le Comité de Taïwan, qui s’est concentré sur le développement des membres secrets du PCC à Taïwan.

Manifestement, Xi Jinping ne se satisfaisait plus du rôle du Département de la Liaison Internationale, cantonnée à assurer la fonction de liaison avec les partis politiques étrangers. Il souhaitait en faire une agence de services spéciaux capable de réaliser des missions terroristes communistes dans des pays clés et à Taïwan.

Au mois de mars 2022, Liu Jianchao avait déjà pris le contrôle total du Département International du Parti Communiste, mais ce n’est que début juin que la nouvelle nomination de Liu a été rendue publique.

Liu Jianchao était avant tout un homme de main et un membre de la clique de Xi Jinping. En 2018, après être devenu directeur adjoint du Bureau des Affaires Étrangères du Comité Central du PCC, il a apporté une contribution éminente aux efforts de Xi Jinping pour prendre le contrôle total du PCC en recueillant et en fournissant des informations sur les actifs transférés à l’étranger par les familles puissantes du PCC ( les anciens comme les nouveaux actifs), donnant ainsi à Xi Jinping un levier pour forcer davantage les groupes et les familles du Parti qui étaient en désaccord avec lui, à rentrer dans les rangs avant le 20e Congrès du Parti communiste.

Pour récompenser cette contribution jugée exceptionnelle, Xi a décidé de promouvoir Liu à la tête du Département International.

Comme indiqué précédemment, la nomination de Liu Jianchao n’a été annoncée officiellement qu’au début du mois de juin, et il avait dans les faits déjà pris la direction du Département de la Liaison Internationale en mars 2022.

Fin mars 2022, lors d’une réunion secrète à laquelle participaient des fonctionnaires du Département et du bureau, Liu Jianchao a prononcé un discours sur le mandat du Département International. Le discours a duré environ 90 minutes, dont environ 60 minutes ont été lues à partir de notes et environ 30 minutes étaient hors script.  Les participants n’étaient pas autorisés à enregistrer ou à prendre en note les détails de ces 30 dernières minutes.

Selon des sources au sein du PCC, Liu Jianchao a fait les remarques suivantes dans son discours hors-script de 30 minutes, qui peuvent toutes être liées à l’assassinat d’Abe et qui méritent donc qu’on s’y attarde.

Dans son discours, Liu Jianchao a souligné la nécessité d’établir clairement et de renforcer le sentiment de pré-guerre [ou de guerre imminente] et a demandé aux responsables du Département International de prendre conscience du fait que les premières manœuvres de la bataille visant à résoudre la question de Taïwan principalement par la voie militaire avaient déjà commencé.

La principale responsabilité du Comité International et du Comité de Taïwan [du Département International] est de développer des membres secrets au Japon et à Taïwan, conformément aux deux qualités de base semblables « à de l’acier » instruites par le Président Xi, c’est-à-dire la croyance semblable « à de l’acier » dans le communisme et la conviction semblable « à de l’acier » dans le maintien des secrets du parti, comme une force de tueur pour réaliser des programmes de tâches spéciales à des moments spécifiques, complétant ainsi la lutte militaire.

Dans le même discours, Liu Jianchao a également appelé à renforcer le soutien au Parti communiste indien et à ses forces de guérilla, afin d’affaiblir la capacité des autorités indiennes à s’immiscer dans les zones frontalières lorsque le PCC déclenchera la guerre dans le détroit de TaÏwan.

En outre, Liu Jianchao a appelé au développement de membres secrets du PCC en Australie, afin d’influencer efficacement l’opinion publique australienne et de saper l’efficacité du mécanisme QUAD États-Unis-Japon-Inde-Australie.

Selon les informations fournies par les personnes ayant connaissance des coulisses du PCC et les membres des familles puissantes du PCC soumis à la purge de Xi Jinping, les cercles officiels de Pékin pensent majoritairement que l’assassinat d’Abe était le résultat du programme des opérations spéciales de Liu Jianchao, immédiatement après qu’il a pris le pouvoir effectif du Département International en mars. L’assassin d’Abe était un membre secret du PCC au Japon qui remplissait les deux qualités fondamentales de l’acier exigées par Xi Jinping et, bien sûr, était ce que Xi appelait une « arme fatale ».

Récemment, des personnes de conscience au sein du PCC ont également révélé que le programme des tâches spéciales dirigé par Liu Jianchao a dressé une liste noire pour les campagnes d’assassinats de masse à Taïwan.

Au total, 52 noms de personnes figurent sur cette liste noire, dont le vice-président William Lai, huit magistrats et d’autres personnes lambda de tous horizons à Taïwan.

Le Département International du PCC a fixé à l’avance deux moments clés, pour mettre en œuvre sa campagne d’assassinats à venir, l’un est autour ou pendant l’élection de 2024 à Taïwan, et l’autre est à la veille du déclenchement de la guerre du PCC contre Taïwan.

La volonté des politiciens du Baizuo (les « gauchistes occidentaux » selon la traduction du chinois) aux États-Unis et en Europe, de coopérer avec le PCC est dans la continuité de leurs fantasmes d’obtenir un apaisement avec le régime chinois tyrannique. Le seul bon choix pour la communauté internationale est de se préparer à la catastrophe du siècle que la tyrannie communiste, une organisation terroriste internationale communiste et une mafia politique, apportera au monde et à la Chine par l’expansion mondiale du totalitarisme communiste.

En ce qui la concerne, Taïwan devrait immédiatement commencer par purger les membres secrets du Département International du PCC installés à Taïwan, afin de mettre un arrêt efficace à la campagne d’assassinat à grande échelle prévue par le PCC, en conjonction avec une invasion par la force de Taïwan.

Que pensez-vous de la fiabilité des informations fournies par Yuan Hongbing ?

Yuan et moi n’avons pas été en contact récemment, mais lorsque j’étais encore en Australie, nous avons participé au même événement et projet. Par exemple, nous avons fait un lancement commun de livre en Australie en 2005. (Photos ici : https://www.jenniferzengblog.com/home/stillwaterrunsdeep)

En me fiant à ma longue coopération avec lui, je pense qu’il est une source digne de confiance, et qu’il a des sources internes en Chine, étant donné l’expérience de haut niveau qu’il avait avant de quitter la Chine.

D’autre part, le PCC est bien connu pour ses assassinats et ses activités d’espionnage. Ces assassinats et activités d’espionnage ont joué un rôle crucial dans la lutte du PCC contre le Kuomintang (KTM). Ils font également partie des principales raisons pour lesquelles le KTM a été chassé de Chine par le PCC.

Que représente Shinzo Abe pour le régime chinois ? Et comment cela s’inscrit-il dans un plan plus vaste ?

Le PCC tenait à assassiner Shinzo Abe et cet assassinat lui profite. Nous savons tous qu’Abe était la force et la figure centrale qui a poussé à se débarrasser de l’article 9 de la Constitution Japonaise, afin que le Japon puisse se défendre et aider les États-Unis à contrer l’expansionnisme du PCC.

Abe a également été la principale force derrière la formation d’alliances internationales telles que le QUAD pour contrer l’agressivité du PCC.

De plus, Abe a montré un soutien très fort à Taïwan, et avait prévu de visiter Taïwan à la fin du mois de juillet 2022.

Wang Wenbin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du PCC, avait d’ailleurs commenté ce projet de visite en déclarant : « Le Japon est historiquement coupable [sic] envers le peuple chinois sur la question de Taïwan et devrait être d’autant plus prudent dans ses paroles et ses actes. Nous exhortons la partie japonaise à se conformer au principe d’une seule Chine ».

Le PCC a pu penser qu’avec l’élimination de Abe, le processus de révision constitutionnelle du Japon sera ralenti, que l’alliance internationale anticommuniste s’affaiblira, que des divisions et des troubles pourraient apparaître au Japon et aussi que les relations entre le Japon et Taïwan seront entravées.

Si le PCC a réellement l’intention d’attaquer Taïwan dans un avenir proche, il lui faut absolument empêcher le développement des relations entre le Japon et Taïwan.

En outre, l’assassinat d’Abe pourrait également envoyer un avertissement aux autres dirigeants mondiaux : si vous osez vous opposer au PCC, même si vous n’êtes plus en fonction, votre sécurité personnelle n’est pas garantie.



Il y a de moins en moins de doutes que Pékin va tenter quelque chose contre Taïwan. Selon vous, qu’est-ce qui est le plus susceptible de se produire ? Et selon quel calendrier ? Un conflit à la frontière indienne peut-il éclater avant ?


Je pense que tout dépend de la façon dont les choses évoluent en Chine. Un enregistrement de la réunion top secrète de mobilisation de guerre du PCC a été divulgué en mai 2022. Il révèle un plan détaillé et convaincant de la mobilisation de guerre du PCC.

Bien qu’il n’y ait pas de calendrier concret dans le plan, mon opinion personnelle est que, si les crises financières, sociales et politiques en Chine deviennent incontrôlables, ou si le troisième mandat de Xi Jinping est soumis à de fortes pressions, une guerre avec Taïwan ou un ennemi extérieur sera la seule issue pour le PCC.

Ainsi, comme je l’ai dit dans l’une de mes émissions, le monde doit toujours espérer le meilleur, mais se préparer au pire.

Si le PCC a [besoin] d’un « ennemi » extérieur, une petite friction contrôlée avec l’Inde est également un choix possible, à l’image de la guerre sino-indienne de 1962. Cette guerre avait apporté à Mao Zedong, le dirigeant du PCC de l’époque, un nouveau crédit et un nouveau soutien alors qu’avant celle-ci, il était sévèrement critiqué au sein du parti pour avoir conduit à la grande famine chinoise au cours de laquelle des millions de Chinois étaient morts de faim. 

Certaines informations auraient été données par la nièce de Zeng Qinghong, alors que ce dernier est en lutte à mort avec le clan de Xi Jinping. Est-il possible que la guerre des factions au sein du Parti communiste chinois influence son approche de la question de Taïwan ? Par exemple, Xi Jinping aimerait utiliser un succès à Taïwan pour s’inscrire dans l’histoire du parti… à l’inverse, la faction de Jiang l’utiliserait, voir favoriser une défaite de Xi sur la question taïwanaise pour affaiblir Xi… ou un accord entre les différentes factions pourrait avoir lieu sur la question de Taïwan ?

Oui, pour Xi, envahir Taïwan pourrait être une arme à double tranchant. Elle pourrait lui apporter « la gloire éternelle » dont il rêve mais pourrait aussi signifier la fin de son règne et du régime du PCC en cas d’échec.

L’existence du PCC est ce qui peut garantir le pouvoir et les avantages familiaux que les hauts dirigeants du PCC ont déjà accumulés. Il est donc fort possible que pour assurer l’existence du parti, les différentes factions du PCC puissent travailler sur une sorte d’accord pour assurer la sécurité du PCC.



Avec la crise du secteur immobilier, la crise de liquidité des banques chinoises, et maintenant les propriétaires immobiliers qui refusent de rembourser leur dette, les tensions ne manquent pas… si le régime se sent menacé sur le plan interne, cela pourrait-il avoir un effet sur son action contre Taïwan ?

Oui, tout à fait. En réalité, « la libération de Taïwan » n’est pas vraiment si importante pour le PCC. Sinon, le PCC n’aurait pas cédé à la Russie des territoires qui sont plus de 100 fois plus grands que Taïwan sans essayer de les reprendre. Le PCC a également besoin de s’occuper de questions internes, ce qui est plus important et plus réel.

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