Trump traite les derniers États communistes de manière efficace, affirme un expert

Les tarifs douaniers américains pourraient paralyser le régime communiste chinois

Après l’abandon du communisme en Europe et dans la plupart des régions du monde, il ne reste qu’une poignée de régimes basés sur ce système.

Tout comme l’ancien président américain Ronald Reagan qui a joué un rôle clé dans le démantèlement du communisme dans les pays du bloc de l’Est et dans l’effondrement de l’Union soviétique, le président Donald Trump contribue également à mettre fin au communisme dans le monde en traitant différemment chaque État communiste qui reste, affirme le Dr Frank Xie, professeur agrégé à la School of Business Administration de l’Université de Caroline du Sud.

Donald Trump s’est prononcé contre le communisme à plusieurs reprises. « Chaque fois que le vrai socialisme ou communisme a été adopté, il n’a semé que l’angoisse, la dévastation et l’échec », a-t-il déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2017. « Ceux qui prônent cette idéologie discréditée ne font que contribuer à la souffrance des populations qui vivent avec ces systèmes cruels. L’Amérique se tient avec chaque personne vivant sous un régime brutal. »

Le Dr Frank Xie, professeur agrégé à la School of Business Administration de l’Université de Caroline du Sud, participe au Forum sur la Chine et le communisme à l’Université de Toronto, le 5 mai 2018. (Omid Ghoreishi/Epoch Times)

En juin 2017, le président américain a fait des commentaires similaires dans la déclaration sur la politique de son gouvernement à l’égard de Cuba communiste, affirmant que « le communisme a détruit chaque nation où il a été tenté ».

Donald Trump a mis fin à la décision de l’ancien président Barack Obama d’installer des liens commerciaux et touristiques avec Cuba, il a rétabli l’embargo sur cet État communiste d’Amérique centrale et a renforcé la pression sur son régime au pouvoir.

En même temps, dans la situation différente du Vietnam, Trump utilise les liens économiques pour intégrer cet État asiatique dans le système économique mondial. « Je pense qu’ils sont en train d’abandonner leur communisme et le feront très vite », estime Frank Xie en parlant des responsables vietnamiens.

Quant à la Corée du Nord, Trump a utilisé des menaces militaires et des sanctions économiques pour que ce pays communiste abandonne les armes nucléaires.

Par rapport à la Chine, explique le professeur Xie, auteur du livre The Dragon’s Vault (Le coffre du dragon), imposer des tarifs douaniers pour équilibrer le commerce avec ce pays est une « arme très efficace » employée par Donald Trump.

« Les États-Unis frappent sur le point faible du coffre du dragon rouge », précise-t-il, se référant aux réserves de devises étrangères du régime communiste chinois qui ont gonflé au cours des années d’excédents commerciaux de la Chine.

Sans ces énormes réserves, souligne Frank Xie, le Parti communiste chinois (PCC) pourrait être paralysé.

Les tarifs douaniers

Même une partie des droits de douane que les États-Unis ont prévu d’imposer sur les importations chinoises commence à peser sur l’économie de la Chine, étant donné que l’accès au plus grand marché de consommation de ses produits a été entravé.

Les actions chinoises ont commencé à s’effondrer, tandis que la guerre commerciale en cours provoque un sentiment négatif chez les investisseurs. Bien que Pékin ait imposé des tarifs douaniers réciproques, les marchés aux États-Unis sont restés stables et ont même progressé.

L’administration Trump a imposé un droit de douane de 25 % sur les importations chinoises d’une valeur de 34 milliards de dollars, qui sera augmentée jusqu’à 50 milliards de dollars dans les prochains jours. La Chine a répondu par l’imposition des droits de douane équivalents sur les exportations américaines.

Alors les États-Unis ont annoncé l’imposition d’un autre tarif de 10 % sur les importations chinoises d’une valeur de 200 milliards de dollars qui entrera en vigueur dans quelques mois.

La semaine dernière, Donald Trump a déclaré qu’il était prêt à étendre l’imposition de tarifs sur les marchandises chinoises d’une valeur de 500 milliards de dollars, soit le volume total des exportations chinoises vers les États-Unis.

L’impact

Au cours des dernières années, le déficit commercial annuel des États-Unis avec la Chine a augmenté à plus de 350 milliards de dollars, atteignant le chiffre record de 375 milliards de dollars l’année dernière.

En 2017, les exportations totales de la Chine s’élevaient à environ 2 000 milliards de dollars, dont un cinquième était destiné aux États-Unis. Avec le PIB chinois de 12 000 milliards de dollars en 2017, les exportations vers les États-Unis représentaient 3,5 % du PIB de la Chine.

Le chargement d’un cargo dans un port de Qingdao, province du Shandong, le 13 juillet 2017 (STR/AFP/Getty Images)

Du côté des États-Unis, avec les exportations vers la Chine au niveau de seulement 130 milliards de dollars en 2017 et un PIB de près de 20 000 milliards de dollars, ces exportations ne représentaient que 0,7 % de leur PIB.

« La dépendance des exportations n’est pas très grande pour les États-Unis, mais elle est énorme pour la Chine », souligne le professeur Xie.

« Si la Chine perd son commerce avec les États-Unis, son économie ne survivra pas. »

L’administration Trump a imposé des tarifs douaniers et des restrictions d’investissement sur la Chine en réponse à ce que Washington qualifie de pratiques commerciales déloyales qui contribuent à l’énorme déficit commercial avec ce pays, ainsi qu’à cause de son vol de la propriété intellectuelle.

Le coffre du dragon

Les réserves de devises étrangères de la Chine dépassent cette année 3 000 milliards de dollars. Ces réserves ont augmenté régulièrement depuis que ce pays a rejoint l’Organisation mondiale du commerce (OMC) grâce aux énormes excédents commerciaux que la Chine a avec ses partenaires commerciaux malgré leurs plaintes que Pékin ne respecte pas les règles du jeu.

Le livre The Dragon’s Vault (Le coffre du dragon) du Dr Frank Xie

Cependant, ces réserves ne sont pas utilisées pour améliorer la vie des Chinois ou aider à sortir de la pauvreté le peuple de ce pays en développement, explique Frank Xie. Au contraire, l’argent va dans le « coffre » du régime au profit des élites du PCC.

« En 1989, après le massacre de la place Tiananmen, le régime communiste a failli s’effondrer. Ils pensaient qu’ils allaient perdre le contrôle de la Chine… ils étaient prêts à partir. C’est alors qu’ils ont transféré 60 milliards de dollars sur des comptes bancaires suisses », poursuit-il.

« C’est ce qu’ils avaient à ce moment-là. Bien sûr, ils en ont beaucoup plus maintenant. Ils utilisent cela comme épargne-retraite pour les élites. »

Cet argent est utilisé non seulement pour financer la vie luxueuse de l’élite du PCC, mais également pour réprimer les dissidents et les groupes que le Parti cible à l’intérieur du pays ainsi que pour exercer un contrôle à l’étranger, indique Frank Xie.

Des exemples comprennent l’achat de soutien de petits pays africains au Conseil des droits de l’homme des États-Unis ; le soutien d’États qui agissent contre les États-Unis ; et le financement des Instituts Confucius sur les campus universitaires du monde entier – ces instruments politiques que le régime a établis pour propager son « soft power » et même l’espionnage.

« Au fond [cet argent] assure la survie du régime communiste », explique le professeur Xie.

C’est pourquoi les tarifs douaniers américains sont préjudiciables au PCC, précise-t-il.

« Ils ne peuvent pas maintenir leur pouvoir sans soutien financier. Ils ne peuvent pas continuer la répression, la persécution et maintenir leur emprise sur le pouvoir. »

Omid Ghoreishi

Le point de vue exprimé dans cet article est celui de son auteur et ne reflète pas nécessairement celui d’Epoch Times.

Version originale

 
VOIR AUSSI