Un sénateur propose de supprimer « les aides sociales » aux musulmanes qui portent le voile intégral

Bruno Retailleau photographié le 29 mai 2017 pendant un rassemblement politique à Vertou, près de Nantes. Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP/Getty Images.
Sénateur de la Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau estime que les femmes qui portent le voile intégral alors que la loi l’interdit depuis 2010 ne devraient plus recevoir d’aides sociales « en cas de récidive ».
Alors que la polémique autour du voile continue de faire rage plus de dix jours après que Julien Odoul a demandé qu’une mère qui accompagnait la classe de son fils venue assister à une séance de débats au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté retirât son voile, le sénateur (LR) de la Vendée Bruno Retailleau a déclaré qu’il était favorable à ce que des sanctions soient prises envers les femmes portant le voile intégral « en cas de récidive ».
Invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin ce mardi, le président du groupe Les Républicains au Sénat est revenu sur le port du voile et sur sa proposition de loi visant à interdire les listes communautaires aux élections.
Le sénateur vendéen a notamment expliqué, que malgré le fait que le port du voile intégral soit prohibé par la loi du 11 octobre 2010 qui interdit « de porter une tenue destinée à dissimuler le visage », celle-ci n’était pas appliquée en l’espèce.
« Ça se multiplie. C’est interdit, mais [les femmes] ne sont pas verbalisées », a-t-il déclaré. « Ce que je propose, c’est qu’en cas de récidive, l’on supprime les aides sociales », a-t-il ajouté.
« Cette question est grave car elle concerne la République »
Interrogé par Jean-Jacques Bourdin au sujet du projet de loi qu’il a annoncé vouloir déposer pour « interdire les listes communautaristes » aux élections, Bruno Retailleau a réaffirmé sa volonté de lutter contre ce qu’il considère comme « une forme de sécession ».
« Ce que je constate, c’est qu’il y a un islam politique en France qui est en train de construire une contre-société à visée séparatiste. Le constat est sous nos yeux, il y en a de multiples preuves, et si on ne réagit pas, si on ne pose pas des limites républicaines, alors demain on aura des têtes de liste qui pourraient s’emparer de villes en France », a-t-il affirmé.
« Aux élections européennes, il y a des listes qui ont fait dans une cinquantaine de bureaux de vote plus de 10 % », poursuit le président du groupe Les Républicains au Sénat en référence à la liste du parti de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF).
« Cette question est grave car elle concerne la République », ajoute M. Retailleau. « On est testé par cet islam politique conquérant. Je ne le confonds pas avec un islam apaisé, qui a sa place dans la République », conclut l’ancien proche de Philippe de Villiers.

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