Les moulins à vent millénaires de Nashtifan en Iran

Le village de Nashtifan est situé dans la province de Khorasan, dans le nord de l’Iran. Il vit des matériaux naturels produits par ses célèbres moulins à vent. Ces moulins à vent ont été utilisés pendant des centaines d’années jusqu’à aujourd’hui et sont encore pleinement opérationnels. La sagesse et la durabilité des anciens outils de production sont remarquables sur ces moulins à vent.

La région de Nashtifan est balayée par des vents forts, particulièrement de septembre à décembre. Il y a mille ans les Perses locaux ont utilisé l’argile, la paille et le bois pour construire les moulins à vent, qui permettent de moudre le grain et de tirer de l’eau.

Ces moulins ont été placés sur les collines, aussi bien pour profiter du vent que pour protéger le village. Bien qu’ils aient été utilisés pendant des siècles, certains moulins sont encore en bon état et fonctionnent toujours.

Les ailes des moulins peuvent être tournées par le vent. (Capture d’écran)

Les ailes du moulin sont faites de bois et avec un vent fort elles se mettent à tourner rapidement, entraînant le tronc au centre et sa pierre roulante attachée au fond à moudre le blé en farine. L’assemblage du tronc et de la pierre roulante doit être très précis car s’il manque seulement 1 cm, la pierre ne fonctionnera pas correctement.

La pierre roulante en dessous du moulin à vent peut être utilisée pour moudre le grain. (Capture d’écran)

Par rapport à l’utilisation du carburant des puissants outils modernes, ces moulins à vent comptent uniquement sur le pouvoir de la nature et sont ainsi plus adaptés à la vie pauvre des habitants locaux.

Les moulins à vent de Nashtifan sont gérés par un seul vieil homme appelé Ali Muhammad Etebari. Il a fait remarqué à National Geographic qu’un moulin à vent ne polluait pas l’air comme une voiture. Le moulin à vent brassant un air frais et pur, tout le monde peut l’utiliser pour maintenir un air respirable.

Ali Muhammad n’a malheureusement pas réussi à convaincre ses enfants ou d’autres villageois de reprendre son travail, et il n’a pas d’apprenti pour étudier sa connaissance professionnelle et la transmettre à la génération suivante.

 

 
VOIR AUSSI