Le Parlement de Vienne condamne les prélèvements d’organes en Chine

La ville de Vienne est devenue la première capitale européenne à faire écho à une résolution récente du Parlement Européen qui dénonce le régime chinois pour ses crimes de prélèvements forcés d’organes.

Le Parlement du Land de Vienne « condamne les prélèvements d’organes systématiques, organisés par l’État, sur les prisonniers dans la république populaire de Chine, » lit-on dans la résolution, qui a été adoptée à l’unanimité le 7 avril 2017.

Le régime chinois a effectué des prélèvements d’organes « sans consentement, affectant un grand nombre de pratiquants de Falun Gong, des victimes de persécutions politiques, des religieux et des minorités ethniques, » a poursuivi la résolution.

La résolution a demandé également au gouvernement fédéral autrichien d’envisager que « l’abus des transplantations d’organes en Chine soit discuté publiquement et condamné » ; afin qu’une commission internationale soit mise en place pour enquêter sur l’activité de prélèvement d’organes du régime chinois ; et pour que la communauté internationale exige la libération immédiate des prisonniers politiques non-violents.

Le Parlement européen a adopté une résolution similaire le 11 décembre 2013.

Une résolution condamnant le régime chinois pour les prélèvements d’organes forcés, proposée par les conseillers de Vienne Peter Florianschütz, Gudrun Kugler, et El-Nagashi Faika a été adoptée à l’unanimité par le Parlement provincial de Vienne le 7 avril 2017. (Minghui.org)

« Les décisions du Parlement européen sur le don d’organes et le commerce biologique sont largement inconnues, non seulement dans la population, mais aussi dans les milieux politiques, » a déclaré Faika El-Nagashi, rapporteur du Parti vert de Vienne pour les droits de l’homme, à Epoch Times. « Voilà pourquoi nous avons dit : s’il vous plaît, agissez. »

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El-Nagashi dit que la résolution, introduite par le Parti Vert, le Parti populaire autrichien, et le Parti social-démocrate d’Autriche, a pris un an et demi pour être prête, et a été volontairement rédigée en termes généraux afin que toutes les parties puissent se ranger derrière elle .

Elle a ajouté que la résolution de Vienne pourrait inspirer au gouvernement fédéral autrichien, qui est sur le point d’organiser de nouvelles élections, pour mettre à son ordre du jour la condamnation des crimes sur les prélèvements forcés d’organes du régime chinois .

« Si vous vous y prenez au bon moment, vous pouvez faire un pas en avant », a déclaré El-Nagashi. « Je crois que nous l’avons fait à Vienne, nous avons fait un pas en avant. »

Les allégations selon lesquelles le parti communiste chinois récolte les organes de pratiquants du Falun Gong – une discipline spirituelle traditionnelle chinoise qui a été la cible d’une campagne de persécution brutale depuis 1999 – ont fait surface en 2006.

David Kilgour, un ancien membre du Parlement canadien et David Matas, avocat des droits de l’homme au Canada, ont constaté que ces allégations étaient exactes après avoir mené une enquête indépendante. Leurs conclusions ont été rejetées à plusieurs reprises par le régime chinois.

Kilgour et Matas ont publié leurs conclusions dans un rapport en 2006, « Prélèvements meurtriers. Le meurtre des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes » En 2014, le journaliste d’investigation américain Ethan Gutmann a publié ses propres conclusions dans le livre « The Slaughter : massacres massifs,  prélèvement d’organes, et solution secrète de la Chine à son problème de dissidents » .

Kilgour, Matas et Gutmann ont publié une mise à jour de leurs travaux respectifs sur les prélèvements d’organes en Chine en 2016. Le dernier rapport estime que le régime chinois aurait effectué entre 60 000 à 100 000 transplantations d’organes chaque année entre 2000 à 2015, et que les organes prélevés sur des prisonniers de conscience – Falun Gong, Ouïghours, Tibétains, Chrétiens – forment la plus grande partie de ces transplantations.

Des documentaires sur les prélèvements d’organes ont remporté de nombreux prix et récompenses. Plus particulièrement, le film 2014 « Récolte humaine : commerce illégal d’ organes de la Chine » a gagné un Peabody , le prix le plus prestigieux pour la diffusion et les médias électroniques.

En 2017, un nouveau documentaire sur le trafic d’organes chinois remporte le Hollywood International Independent Documentary Award pour le meilleur film dans la catégorie des documentaires étrangers.: Harvested Alive.

Anastasia Lin , Miss Monde Canada, a orienté sa campagne du concours de beauté sur la question des droits de l’homme afin d’ exposer les prélèvements forcés d’organes en Chine.

Ces dernières années, le Congrès des États Unis, le Parlement européen , le Comité des Nations Unies contre la torture , la Commission des États-Unis sur la liberté religieuse, et d’autres organismes internationaux ont condamné le régime chinois pour ces prélèvements d’organes forcés.

Version anglaise : Vienna Parliament Condemns Organ Harvesting in China

 
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