Des scientifiques du Chili transforment des micro-algues en biocarburant

Des scientifiques chiliens ont produit du biodiesel à partir de micro-algues par un processus qu’ils espèrent permettra de réduire jusqu’à 80 % les émissions de gaz à effet de serre et d’arrêter la pollution dans des villes comme Santiago.

Des chercheurs du département d’ingénierie chimique et de bioprocessus de l’Université pontificale catholique du Chili ont fait pousser assez d’algues afin de les transformer en biodiesel.

Ce processus requiert que les algues soient broyées et leur huile extraite. La moisissure et les débris sont alors enlevés afin qu’ils puissent être convertis en biocarburant.

Actuellement, la plus grande partie du biodiesel mondiale est produite avec de l’huile de soja.

Les huiles de maïs, de canola et de palme sont également utilisées pour produire des biocarburants, qui peuvent remplacer l’essence à base de pétrole et de diesel. Les biocarburants sont déjà mélangés dans ces carburants aux États-Unis par mandat fédéral.

Le nouveau processus tient sa promesse mais des défis significatifs restent, explique le professeur César Sáez.

« En produire une quantité suffisante pour les utiliser dans le carburant requiert une grande quantité de biomasse et c’est en fait un de nos défis en tant qu’ingénieurs », a-t-il déclaré.

Il faut que le coût de la croissance et de la transformation des micro algues soit compétitif si ce biocarburant est proposé aux côtés des carburants conventionnels. Les scientifiques essaient différentes longueurs d’ondes lumineuses et d’autres aspects afin d’améliorer le processus.

Les scientifiques espèrent améliorer la technologie et augmenter la production en utilisant peu d’énergie, indique Sáez.

« Nous voulons nous concentrer sur des processus qui soient très efficaces dans l’utilisation de l’énergie », poursuit le professeur.

Ricardo Garcia, professeur de mécanique automobile à l’université, rapporte qu’épurer l’air était un but majeur.

« Le biocarburant produit par des algues poussant dans le laboratoire serait une méthode efficace pour réduire le matériau particulaire de pollution que notre ville rencontre aux saisons de l’automne et de l’hiver. »

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