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Ce que l’on sait de la série d’attaques au couteau qui a fait 10 morts au Canada

septembre 6, 2022 6:44, Last Updated: septembre 6, 2022 6:46
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Deux frères ont semé la terreur dimanche dans deux petites villes du centre-ouest du Canada, tuant à l’arme blanche dix personnes et en blessant 18 autres.

Malgré la découverte lundi du corps de l’un des deux suspects, de nombreuses zones d’ombre persistent concernant cette attaque, l’une des plus meurtrières ces dernières années au Canada.

Dimanche à 5H40 du matin (11H40 GMT), la police a répondu à un premier appel d’urgence provenant de James Smith Cree Nation, une petite localité isolée de 3.400 habitants, où vit une population autochtone, dans la province de la Saskatchewan (centre-ouest du Canada).

13 scènes de crime

Plusieurs autres appels d’urgence ont suivi dans la matinée et quelques heures plus tard la police a annoncé que des attaques avaient fait 10 morts et 18 blessés, dans cette communauté autochtone et dans la localité voisine de Weldon. Selon la police, il y a 13 scènes de crime.

Des centaines de policiers sont déployés

Dès le dimanche, la police a dévoilé le nom des suspects: Myles Sanderson, 30 ans, et Damien Sanderson, 31 ans. Aussitôt une chasse à l’homme a démarré notamment autour de Regina, la capitale de la province à 300 kilomètres du lieu du crime où ils auraient été aperçus. Des centaines de policiers sont déployés.

Mais lundi en fin de journée, la police a annoncé avoir finalement retrouvé le corps de Damien Sanderson, lardé de plusieurs coups de couteau, à proximité de l’une des maisons où les attaques ont eu lieu.

« Nous ne pouvons pas dire avec certitude comment Damian est décédé, mais il pourrait avoir été tué par son frère », a-t-elle ajouté.

Myles Sanderson, peut-être blessé également selon la police, était toujours recherché lundi soir. La dernière fois qu’il a été aperçu, c’est à Regina.

Il était déjà connu pour avoir purgé une peine fédérale de près de cinq ans pour agression, vol et violences. En libération conditionnelle, il avait disparu et était recherché depuis mai.

Elles restent encore à éclaircir. Lors d’une conférence de presse, la police canadienne a de nouveau expliqué « ne pas avoir établi de mobile ».

La majorité des victimes sont autochtones

Peu de temps après les meurtres, la commissaire adjointe de la Gendarmerie royale du Canada Rhonda Blackmore avait expliqué que certaines victimes semblaient avoir été « ciblées » et d’autres « attaquées au hasard ».  

De son côté, le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, Bobby Cameron, a imputé la responsabilité de ces attaques aux « drogues illégales qui envahissent nos communautés ».

Les autorités n’ont pas fourni de détails sur les victimes mais une majorité d’entre elles sont autochtones, de la communauté de James Smith Cree Nation.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux membres de la communauté ont rendu hommage à leurs proches tués. Parmi eux, Lana Head, 49 ans, qui était mère de deux enfants âgés de 31 et 30 ans.

D’après les médias canadiens, Gloria Burns, secouriste, a été tuée après avoir répondu à un appel. Ivor et Darryl Burns ont expliqué que leur sœur Gloria a été tuée avec son conjoint et un adolescent de 14 ans.

A Weldon, Wes Petterson, un retraité veuf de 77 ans a péri selon ses voisines.

 

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